‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 114 sur 274 · norafe, Ode», IV, ii · texte numérisé non relu

norafe, Ode», IV, ii

A celuy qui dû bois assemble, Pour le porter en la forest.

Qui suyvra la divine Muse, ()ui tant sceut Acbille extoUer *?

Oh est celuy qui tant s'abuse De cuider * encores voler

Où, par régions incogneues, Le cygne Thebain ' si souvent Dessous luy regarde les nues, Porté sur les ailes du vent?

Qui aura l'haleine assez forte.

Et l'estomac pour entonner Jusquau bout la buccine* torte.

Que le Mantuan * fit sonner?

Mais où est celuy qui se vante De ce Calabrois^ approcher, Duquel jadis la main sçavante Sceut la lyre tant bien toucher?

Princesse, je ne veux point suyvre D'une telle mer les dangers, Aymant mieux entre les miens vivre, Que mourir chez les estrangers.

Mieux vaut que les siens l'on précède.

Le nom d'Achille poursuyrant.

Que d'estre ailleurs un Diomede, Voire un Thersite bien souvent.

Quel siècle esteindra ta mémoire, Boccace ! et quels durs hyvers Poun'ont jamais seicher la gloire, Pétrarque, de tes lauriers verds?

Qui veri*a la vostre muette, .

Dante, Bembe, à l'esprit hautain? *

Qui fera taire la musette

1. Élever, vaaler, extollere 4. TrompeUe, Ducctna (N). (Uoquef. ; Rabei.). — Homère. Voy. Buccinaleur.

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