A SON LUTH
Luth qui soulois adoucir les ennuis I Qu'ores le sort qui me* tournoit sans cesse.
Ores l'amour d'une belle maistresse I M'a fait souvent souspirer jours et nuits :
j Puis que sans toy, luth, vivre je ne puis.
Comme tu as consolé ma jeunesse.
Console aussi, je te pry, ma vieillesse, M'ostant l'ardeur de la fièvre où je suis.
\ Si tu me fais co bien pour recompense
Quand cest esprit (qui doit, comme je pense, Pour vivre au ciel bien tost partir d'ici)