Représenter (Malh., p. 1). tas, dans Brachet, p
2. Charles Fontaine critique ce 5. Voy. sur ce mot Malherbe, mot prétendant qu'il se prend p. 109 et la note d'A. Chéiiier. en mauvaise part; ce n'est pas -4. « Moleste : est autant que juste : au xti* siècle il signifiait molestie ou fascherie, ennuy, renommée (L., hist.; N.; du Bar- desplaisir, molestia. » N.
bien digérez, les convertissant en sang et nourriture : se proposant, chacun selon son naturel et l'argument qu'il vouloit eslire, le meilleur auteur, dont ils observoyent diligemment toutes les plus rares et exquises vertus, et icelles comme greffes, ainsi que j'ay dit devant, entoyent et appliquoyent à leur langue. Cela fait (dy-je) les Romains ont basti tous ces beaux escrits que nous louons et admirons si fort : égalant ores quelqu'un d'iceux, ores le préférant aux Grecs. Et de ce que jedy font bonne preuve Ciceron et Virgile, que volontiers et par honneur je nonmie toujours en la langue latine, desquels comme l'un se fust entièrement addonné à l'imitation des Grecs, contrefît et exprima si au vif la copie * de Platon, la véhémence de •Demosthene et la joyeuse douceur d'Isocrate,* que Molon rhodian l'oyant quelquesfois déclamer, se escria qu'il emr portoit l'éloquence grecque à Rome*. L'autre imita si bien Homère, Hésiode et Théocrite, que depuis on a dit deluy, que de ces trois il a surmonté l'un, égalé l'autre, et approché si près de l'autre, que si la félicité des argumens qu'ils ont traictez eust esté pareille, la palme seroit bien douteuse'. Je vous demande doncques, vous autres, qui ne vous employez qu'aux translations, si ces tant fameux auteurs se fussent amusez à traduire, eussent-ils eslevé leur langue à l'excellence et hauteur où nous la voyons maintenant ? Ne pensez doncques quelque diligence et industrie que vous puissiez mettre en cest endi'oit, faire tant que nostre langue, encore rampante à terre, puisse hausser la teste et s'eslever sur pieds.