I.La première éd. est de io58. "2. Ses obélisques
La incsine Grèce encor' vanteuse publira De son grand Jupiter l'image olympienne, Le Mausole sera la gloire carienne, Et son vieux labyrinth' * la Crète n'oublira.
L'antique Rhodien eslevera la gloire De son fameux colosse au temple de Mémoire :
Et si quelque œuvre encor digne se peut vanter
De marcher en ce ranc, quelque plus grand'faconde Le dira : quant à moy, pour tous je veux chanter Les sept costeaux romains, sept miracles du monde.
Nouveau venu, qui cerche Rome en Rome*, Et rien de Rome en Rome n'apperçois.
Ces vieux palais, ces vieux arcs que lu vois, Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nonuue.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et connue Celle qui mist le monde sous ses bis Pour douter tout, se donta quelquefois, Et devint proye au temps qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument, Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s'enfuit.
Reste de Rome. mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps destruil, Et ce qui fuit au temps fait résistance.
oo
Gelle qui de son chef les estoiles passoit, Et d'un pied sur Thetis, l'autre dessous l'aurore, D'une main sur le Scythe et l'autre sur le More, De la terre et du ciel la rondeur compassoit ^ ;
1. Ve csl surabondant. Voij. auteur incertain. Notes de H. p. "iôO. M.-L.