‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 259 sur 274 · ÉPIGRAMME PASTORAL · texte numérisé non relu

ÉPIGRAMME PASTORAL

Un berger, un chevricr et un bouvier, venus

De Sicile, de Thebe et de Smynie, o^nus

Des prez et des cosleaux et des loges * champestres.

Des brebis, des chevreaux, des bœufs, les meilleurs maislrcs

Du flageol *, du rebec et du cornet retors ^,

Moutons, chèvres et bœufs gardoient dessus les bords

D'Arethuse, d'Ismene et du phrygien Xanthe.

L*un le hurt*, l'un les jeux, le tiers '^ les combats chante

Des béliers bien cornus, des folastres chevreaux.

Des taureaux mugissant, l'honneur des pastoureaux,

Des chevriers, des bouviers : aussi sur tous les prise

Paies, le dieu chevrier et le pasteur d'Amphrise,

D'un chappelet<^ de fleurs couronnant le premier,

D'une branche de pin le seconJ, le dernier

D'un tortis' de lauriers. Mais Perot^ l'outrepasse.

Ce berger, ce chevrier et ce bouvier surpasse

D'autant que les moutons, les boucs et les taureaux,

Les aigneaux, les chevreaux et les jeunes bouveaux ® :

Ou que les bleds, les mons et les maisons royales

Les herbes, les costeaux, les cases pastorales :

Tant Perot fluste bien, fredonne et sonne icy

Du flageol, du rebec et du cornet aussi.

Son Chariot, son Annot, son Henriot, les maistres

Des prés et des costeaux et des loges champestres.

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