‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 28 sur 274 · Stérile*. R. 3. Haïssons (N. Gr., p. 27, a · texte numérisé non relu

Stérile*. R. 3. Haïssons (N. Gr., p. 27, a

2. Nous mettons dos soins à, les deux formes Hayons et Haysnous travaillons à (L., hist. ex. sons).

de Calvin). A. Avant que*. B.

toute langue. J'entends bien que les professeurs des langues ne seront pas de mon opinion, encore moins ces tcnerables Druydes, qui pour l'ambitieux désir qu'ils ont d'estre entre nous ce qu'estoit le philosophe Anacharsis entre les Scythes, ne craignent rien tant que le secret de leurs mystères, qu'il faut apprendre d'eux, non autrement que jadis les jours des Chaldées, soit descouTert au vulgaire, et qu'on ne crevé (comme dit Ciceron*) les yeux des corneilles. A ce propos il me souvient d'avoir ouy dire maintes fois à quelques uns de leur académie, que le roy François (je dy celuy François, à qui la France ne doit moins qu'à Auguste Rome) avoit deshonoré les sciences, et laissé les doctes en mespris. temps ! ô mœurs* ! ô crasse ignorance! n'entendre point que tout ainsi qu'un mal, quand il s'estend plus loin, est d'autant plus pernicieux : aussi est un bien plus profitable, quand plus il est commun. Et s'ils veulent dire (comme aussi disent-ils) que d'autant est un tel bien moias excellent, et admirable entre les hommes : je respondray qu'un si grand appétit de gloire et une telle envie ne devrait régner aux colomnes ' de la republique chrestienne ; mais bien en ce roy ambitieux, qui se plaignoit à son maistre, pour ce qu'il avoit divulgué les sciences acromatiques *, c'est à dire, qui ne se peuvent apprendre que par l'audition du précepteur. Mais quoi ! ces géans ennemis du ciel vèulent-ils limiter la puissance des dieux, et ce qu'ils ont par un singulier bénéfice donné aux hommes, restreindre et en^ serrer en la main de ceux qui n'en sçauroyent faire bonne garde? Il me souvient de ces reliques, qu'on voit seulement par une petite vitre, et qu'il n'est permis de toucher avecques la main. Ainsi veulent-ils faire de toutes les disciplines, qu'ils tiennent enfermées dedans les livres grecs et latins, ne permettant qu'on les puisse voir autrement : ou les transporter de ces paroles mortes en celles

i. Or. pro Jfar.jXI, 25. Notes 3. Au fig., soutiens (L.). de M. M.-L. ^ ' 4. Piularque, Alex., XL Notes

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