‹ Œuvres choisiesChapitre 115 sur 454 · SCËNE VI. — LE MARQUIS, MARGOT, LUCILE · texte numérisé non relu

SCËNE VI. — LE MARQUIS, MARGOT, LUCILE

MARGOT. — Le grand carrosse, le grand carrosse! Ah, voici ie maiquis! que vais-je devenir?

LE MARQUIS

Air : Vous avez bien de la bonté.

Que mon cœur, madame, est flatté

De ce que l'on m'annonce 1 Pour me livrer à la gaîté

J'attends votre réponse; Notre paix, notre volupté " Ne dépend plus que de vous-même

Que de vous-même. ^

MARGOT

Monsieur, en vérité, Vous avez bien de la bonté.

LE MARQUIS. — Ah! ma chère femme, soyez douce, et il ne vous manquera rien. (Il lui baise la main.) MARGOT. — Ah ! il sent bon comme un bouquet : le cœur me bat.

LE MARQUIS

AIR : De l'amour je subis les lois.

Un air fin, . - Un souris malin.

Un beau teint, La taille et la raain,

Un coup d'œil Organe de l'âme, Do rindiH'drence est l'écueil; Mais co ri'ést que dans la bonté

SÉDAINE. fi

H9, LE DIABLE A QUATRK.

Qu'on trouve la félicita, Qui peut éterniser la flamme Qu'allume la beauté.

Air : Que ne suis-je sur la fougère i

Vous paroissez interdite, Et je n'en- suis pas surpris.

MARGOT

Que n'ai-je votre mérite,

Mon cher monsieur le marquis 1

Oui, ma plus sincère envie

Est d'être aimable à vos yeux.

Que n'ai-je toute ma vie

Fait ce qui vous plaît le mieuxl

LE MARQUIS. — Ma chère femme , oublions le passé. MARGOT, — Je le voudrois bien.

LE MARQUIS

Am ; Vaudeville d'Épicure.

L'amour à la fin nous couronne, Il nous dispense ses bienfaits.

MARGOT

Bienfaits.... oui, je serai si bonne Que vous ne vous plaindrez jamais.

Vous aimer, vous plaire sans cesse Sera mon plaisir le plus doux.

LE MARQUIS

L'aveu que fait votre tendresse, Me fait tomber à vos genoux.

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