SCËNE VI. — LE MARQUIS, MARGOT, LUCILE
MARGOT. — Le grand carrosse, le grand carrosse! Ah, voici ie maiquis! que vais-je devenir?
LE MARQUIS
Air : Vous avez bien de la bonté.
Que mon cœur, madame, est flatté
De ce que l'on m'annonce 1 Pour me livrer à la gaîté
J'attends votre réponse; Notre paix, notre volupté " Ne dépend plus que de vous-même
Que de vous-même. ^
MARGOT
Monsieur, en vérité, Vous avez bien de la bonté.
LE MARQUIS. — Ah! ma chère femme, soyez douce, et il ne vous manquera rien. (Il lui baise la main.) MARGOT. — Ah ! il sent bon comme un bouquet : le cœur me bat.
LE MARQUIS
AIR : De l'amour je subis les lois.
Un air fin, . - Un souris malin.
Un beau teint, La taille et la raain,
Un coup d'œil Organe de l'âme, Do rindiH'drence est l'écueil; Mais co ri'ést que dans la bonté
SÉDAINE. fi
H9, LE DIABLE A QUATRK.
Qu'on trouve la félicita, Qui peut éterniser la flamme Qu'allume la beauté.
Air : Que ne suis-je sur la fougère i
Vous paroissez interdite, Et je n'en- suis pas surpris.
MARGOT
Que n'ai-je votre mérite,
Mon cher monsieur le marquis 1
Oui, ma plus sincère envie
Est d'être aimable à vos yeux.
Que n'ai-je toute ma vie
Fait ce qui vous plaît le mieuxl
LE MARQUIS. — Ma chère femme , oublions le passé. MARGOT, — Je le voudrois bien.
LE MARQUIS
Am ; Vaudeville d'Épicure.
L'amour à la fin nous couronne, Il nous dispense ses bienfaits.
MARGOT
Bienfaits.... oui, je serai si bonne Que vous ne vous plaindrez jamais.
Vous aimer, vous plaire sans cesse Sera mon plaisir le plus doux.
LE MARQUIS
L'aveu que fait votre tendresse, Me fait tomber à vos genoux.