‹ Œuvres choisiesChapitre 149 sur 454 · BETSY, ARIETTE · texte numérisé non relu

BETSY, ARIETTE

Il regardoit Mon bouquet; Sans doute il le désiroitS Je l'ai pris Et je l'ai mis A son habit; Il rit, il rit, il rit, il rit.

Et de sa grâce , voilà Qu'il me présente cela.

Je ie prend.

Et l'embrasse à l'instant.

Pan, Maman Me détache un bon soufflet Net.

Et j'eus sur le bec Un bon coup sec.

Pourquoi frapper cet enfant?

Dit ce monsieur, en grondant.

Ce baiser Pouvait-il jamais m'offenser?

Comme j'étois là pleurante ' Il tire encor de l'argent, En disant :

Approchez, bel enfant.

Tenez, prenez; J'approche et je le prend Pour faire endéver maman.

JENNY. — Pour faire endéver votre maman! mais, Betsy, c'est fcrt mal.

BETSY. — Pourquoi m'a-t-elle donné un soufflet? devant ce monsieur encore.

JENNY. — Héf pourquoi embrassez-vous les hommes? une grando fille de votre âge, une fille de quatorze ans! c'est honteux : et même /ous ne devriez pas embrasser votre frère comme vous faites.

l'ETSY. — Jenny, auroit-on des moutons avec cela?

JENNY. — Oui.

1. Je me suis permis cette rime, parce que l'aif fait rimer à loreille.

BETSV. — Hé bien ! Jenny, achetez un troujieaii, je vous les donne {Elle jette les pièces partie dans la main, partie à terreA

JENNY, les ramassant. — Betsy, Betsyl cette petite folle, elle pourroit bien les perdre.

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