‹ Œuvres choisiesChapitre 156 sur 454 · ACTE m, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XIV

LURÈW'EL. — Je crois que Votre Majesté veut bien me rendre assez de justice....

LE ROI. — Si je vous la rendois.... Sortez de ma présence.

LUHEWEL, au courtisan. — Milord, vous savez que mon idée....

LE COURTISAN. — Ah, fi ! milord, c'est une action infâme {et du côté du roi), Sire, c'est une action infâme.

LUREWEL, à part. — Où nous entraîne une première injustice!

LE ROI, suit Lurewel des yeux. — Voilà donc comme les rois savent la vérité!

RICHARD. — Excusez, Sire, si....

LE ROI.' — Richard, donnez-moi mon épée. Avez-vous là des chevaux?

RUSTAUT. — Oui, Sire, voilà des chasseurs qui arrivent de tous les côtés de la forêt pour s'informer si je ne savions pas ce qu'vous étiez devenu.

LE ROI. — Richard, recevez-la de ma main; je vous anoblis.

RICHARD. — Sire, qu'ai-je fait pour mériter cette faveur?

LE ROI. — Si la noblesse est faite pour décorer les vertus , c'est à la vérité qu'elle doit la préférence.

RICHARD. — Je ne dois peut-être cela qu'à mon état. Sire; reprenez votre noblesse, et laissez-moi ce qui la mérite.

LE ROI. — Ah! Lurewell, quelle distance : Jenny, vous m'avez prié de votre noce, je la ferai. Richard, je me charge de la dot. Adieu, madame; adieu, petite.

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