SCÈNE XVI. —RICHARD, LA MÈRE, BETSY, JENNY, RUSTAUT, CHARLOT
RICHARU. — Le roi est monté à cheval : ah, Jenny! JENNY. — Ah , Richard !
CHŒUR
niNNY, RICHARD, BETSY, LA MÈRE ET LES DEUX GARDES.
Que du ciel la bonté suprême Accorde au roi les jours les plus nombreux. JENNY. Ah, Richard! je pense de même. ,
RICHARD. Ah, Jenny! je pense de même. BETSY. Hé bien! moi, je pense de même.
lA MÈRE. Ah, mon fils! je pense de môme. Notre bonheur fait tous ses vœux; Il ne voit dans le diadème Qu'un moyen de nous rendre heureux.
' ' Que du ciel, etc.
VAUDEVILLE
RUSTAUT
Ne perdons jamais l'espérance,
L'orage écrase nos forêts;
Mais l'orage amène la paix,
Et de là ton bonheur commence.
Il ne faut s'étonner de rien ,
Il n'est qu'un pas du mal au bien,
CHARLOT
le n'est pas assez de la quête,
Il faut lancer, chasser, forcer,
Se fatiguer, se harasser.
Mais enfin nous prenons la bête;
Il ne faut s'étonner de rien,
Il n'est qu'un pas du mal au bien^
LA MÈRE
Lorsque j'élevois ton enfance, Tu m'as donné bien du chagrin, Tu n'étois qu'un petit coquin.
Mais tu passes mon espérance.
Il ne faut, etc.
PETSY.
L'événement m'a fait connoltre Que j'ai bien placé mon bouquet.
Pour me payer de mon soufflet, Le roi me marira peut-être.
Il ne faut, etc.
JENNT.
Je sais que la peine est extrême, Môme dans un ménage heureux :
Quand on soufl"re, on soufl're pour deux- Mais avec un époux qu'on aime, Il ne faut, etc.
RICHARD
Le chagrin imprime sa trace Sur l'amour et sur la gaieté; Aujourd'hui quelle adversité...!
Viens, ma Jcnny, que je t'embrasse 11 ne faut, etc.
nu DU aOI ET DU fERMisa.
OPf.RA-COMIQUE EN UN ACTE ET EN PROSE,
MÊLÉ d'ariettes.
ncprcsenté pour l<i première fois par les comédiens italiens ordinaires du roi
le 2S octobre 1768.
ACTEURS
LUCAS, fermier.
MATHURINE
BABET, fille de Mathurine.
COLIN , berger du canton.
La scène se passe dans la campagne, près d'un cerisier.