‹ Œuvres choisiesChapitre 171 sur 454 · BABET. COLIN · texte numérisé non relu

BABET. COLIN

Une et deux : qu'elles sont belles! Une et deux : qu'elles sont belles I Tiens, Colin, prends ces jumelles. Babet, le joli repas I Colin, le charmant repas!

En voici deux bien pareilles. Tes livres sont plus vermeilles.

Ah ! Colin, ne triche pas. Babot, le charmant repas I

I Bahet, comme ces cerises,

Sitôt que tu les as prises, S'embellissent sous tes doigts i

J'en donne trois à la fois :

Tu viens d'en jeter par terre.

Tu triches : non, non, attends.

Tu viens d'en jeter par terre :

Je ne veux pas du ruban.

Ali , Babet 1 j'ai la dernière Je veux payer le ruban.

Je veux payer le ruban.

BADET, à la fin de la ritournelle, étend sa main , comme s'il pleuvoit. — Ah, Colin! voilà qu'il pleut. li pleut, il pleut. Je vais chercher les sabots de ma mère, et te rapporter les tiens. Si la pluie augmente, prends tout cela, enveloppe-toi bien, garde-moi tout ça. Je ne tarderai pas.

COLIN. — Si j'allois avec toi?

UABET. — Non, non; ils ont fait le chemin neuf avec de gros cailloux qui coupent.

COLIN. — Hé bien ! faisons une chose : je remettrai mes sabots , et je te porterai. Babet, que le fardeau serait léger!

BABET. — Non, non, cela ne serait pas bien, et cela effrayeroit ma mère; elle croiroit que je me serois blessée : attends, reste; je serois déjà revenue.

COLIN. — Je t'attends , je t'attends.

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