SCÈNE m. — M.. VANDERK FILS, ANTOINE, son col à la main
ANTOINE. — Comment, monsieur, c'est vous?
M. VANDERK FILS.— Oui, donnc-moi vite les clefs de la porte cochère
ANTOINE. — Les clefs?
M. VANDERK FILS. — Oui.
ANTOINE. — Les clefs? mais le portier doit les avoir.
M. VANDERK FILS. — II dit que vous les avez.
ANTOINE. — Ah! c'est vrai : hier au soir, je ne m'en ressouvenois pas. Mais à propos, M. votre père les a.
M. VANDERK FiLS. — Mou père! et pourquoi les a-t-il?
ANTOINE. — Demandez-lui ; je n'en sais rien.
M. VANDERK FILS. — Il ne les a pas ordinairement.
ANTOINE. — Mais vous sortez de bonne heure?
M, VANDERK FILS. — Il faut qu'il ait eu quelques raisunc pour prendra ces clefs.
ANTOINE. — Peut-être quelque domestique : ce mariage.... Il a appréhendé de l'embarras, des fêtes.... des aubades.... Il veut se lever le premier : enfin, que sais-je?
M. VANDERK FiLS. — Hé bien! mon pauvre Antoine, rends-moi le plus grand.... rends-moi un petit service : entre tout doucement, je t'en prie, dans l'appartement de mon père : il aura mis les clefs sur quelque table, sur quelque chaise; apporte-les-moi. Prends gardo de le réveiller, je serois au désespoir d'avoir été la cause que son sommeil eût été troublé.
ANTOINE. — Que n'y allez-vous?
M. VANDERK FILS. — S'il t'entend, tu lui donneras mieux une raison qi\s moi.
ANTOINE, le doigt en l'air. — J'y vais : ne sortez pas, ne sortez pas.
M. VANDERK FILS. — OÙ veux-tu que j'aille?