SCÈNE I.— CLÉMENTINE
ARIETTE
Ah! que je me sens coupablel Que va-t-il penser de moi?
Je ne vois qu'avec eff'roi Le reproche qui m'accable.
Que va-t-il penser de moi?
Que va-t-il penser de moi ?
Son cœur m'adresse ses vœux, Et, malgré moi favorable.
Le mien répond à ses feux.
Ah! que je me sens coupablal
i\)6 LE MAGNIFIQUE-
Mais aussi que de vertus!
Quel fonds de délicatesse 1 Par ses services rendus, A-t-il forcé ma tendresse?
A-t-il dans cet entielien Dit un seul mot de mon père'.
Faire cesser sa misère Est un titre, il n'en dit rien.
N'importe, hélas! je suis coupable, Que va-t-il penser de moi?
Je ne vois qu'avec effroi Le reproche qui m'accable.
Que va-t-il penser de moi?
Que va-t-il penser de moi?
(Pendant la ritournelle, Alix apporte la corbeille de fleurs, qu'elle va poser sur la fenêtre indiquée.)