‹ Œuvres choisiesChapitre 287 sur 454 · SCÈNE IV. — Mme RISS · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — Mme RISS

Ah, ah, messieurs les doucereux.

Vous vous faites de nous de charmantes idées ! V uffit que par vous nous soyons regardées, Et nous répondons à vos vœux!

Mais la nuit vient, et la défense D'une femme est dans ses yeux :

Un coup d'œil imposant, un regard sérieux. Bien mieux que les discours sait prévenir l'offense. Ainsi, d'abord ayons des flambeaux allumés : Le teint parolt plus vif, les yeux plus animés, 2t l'effet enchanteur d'une douce lumière Donne plus de brillant au jeu de la paupière. Mais on a beau ne pas vouloir Plaire à de certains personnages.

Et s'attirer certains hommages, Il faut un coup d'œil au miroir.

Un petit coup d'œil au miroir Donne plus d'éclat à nos charmes.

Et, quoique sûres de nos armes, On est bien aise de savoir Si rien n'afîoiblit leur pouvoir:

Et quoique sûres de nos armes, Il faut, pour calmer nos alarmes.

Un petit coup d'œil au miroir.

On sonne.... doucement. Aht c'est le président.

Plus fort.... plus fortl Ahl c'est le lieutenant. Augmentons leur amour par leur impatience, Aiguisons cependant les traits de la vengeance. Un petit coup d'œil au miroir Donne plus d'éclat à nos charmes; Et, quoique sûre? de nos armes,

On est bien aise de savoir

Si rien n'affoiblit leur pouvoir.

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