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SCÈNE XIII. — LE PRÉSIDENT , M, LEK

(Us viennent dans la chambre que M. Riss et Mme Lek ont quittée.)

DUO

LE PRÉSIDENT. M. LEK.

OÙ courez-vous? Ma femme, que j'ai tant aimée.

Vous êtes fou; L'infidèle!

Apaisez-vous : Son amour sembloit éternelle.

Votre courroux a Je te serai toujours fidèle, »

Ne sert à rien; Me disoit-elle à chaque instant;

Arrêtez- vous, et c'est fort bien. LCt la perfide, en ce moment,

Arrêtez- vous, Hlcoute le premier amant !

Vous êtes .ou :

La porte d'aiUeurs est fermée.

Pendant quelques ritournelles du morceau, le président emporte un biscuit.)

Entendons-nous, entendons-nous;

LE PRÉSIDENT M. LEK.

Que fait-il? que recevez-vous

De lui, de cette femme aimée, Ah, si sa femmel ah, si sa femme! Que ce qu'il recevoit de vous?

Entendons-nous, entendons-nous.

Eh bien ! voilà le bon parti ; Ah, si sa femme ! ah , si sa femme I

N'en ayons pas le démenti ; Suivons notre amoureuse trame :

Voilà, voilà le bon parti. Oui, oui, voilà le bon parti

Mais, mais ils vont rentrer ici; Retirons-nous.

(Pendant la ritournelle du morceau ils repassent dans le cabinet.)

M. LEK.

Non, je ne le crois pas, pour moi, pour mon repos. Sans doute ils n'ont tenu que les mêmes propos : Ma femme jusqu'alors m'a toujours paru sage.

LE PRÉSIDENT

Non, la dame est fragile, et nous pouvons, monsieur, Convenir que l'amour trouble aisément son cœur.

M. LEK.

Monsieur le président, vous avez l'avantage; Mais si c'étoit la vôtre....

LE PRÉSIDENT

Arrêtez, s'il vous plaît; Ma femme est demoiselle, elle a pour apanage L'honneur de sa maison et le mien.

M. LEK.

Ah ! j'enrage !

Il faut qu'il soit témoin d'un affront si complet!

SCÈNE XIV. — M. RISS, Mme LEK; M. LEK et LE PRÉSIDENT. ; -.: dans le cabinet.

QUATUOR

M. HISS. M. LEK.

-Quoi! vous pleurez? Il est bien temps;

Dans un quart d'heure Ils vont bien rire à nos dépens Nous allons rire à leurs dépens; Ayez un peu de confiance.

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