‹ Œuvres choisiesChapitre 301 sur 454 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Madame lek.

Ah! si vous voulez, comme, Comme cela.

M. RISS

Buvous, buvons à leur santé.

Mais qu'as-tu? Je te vois et rêveuse et chagrine.

LE PRÉSIDENT

Elle ne peut cacher sa sensibilité.

M. RISS

Je ne reconnois plus ta charmante gaieté.

MADAME RISS

Depuis quelques instants j'ai mal à la poitrine.

M. niss.

Tiens, pour te soulager, veux-tu de ce pâté?

La croûte m'en pareil très-fine.

Madame, et vous?

MADAME LEK.

Donnez.

M. RISS

Du dessus, ma voisine?

Il semble qae le traître, enfonçant le poignard, Se plaise à prolonger le coup qui m'assassine. Il le payera tôt ou tard.

LE PRÉSIDENT

C'est fort bien dit.

M. RISS

Pour dissiper ma femme.

Disons quelques chansons qui ravissent son âme.

ARIETTE

Quand Paris sur le mont Ida

Jugea trois beautés immortelles,

Que de voluptés il goûta A l'aspect enchanteur des charmes des trois belles! Je suis plus fortuné que n'étoit ce berger :

Car il ne fit que les juger, Et je suis aimé d'elles.

LA PRÉSIDENTE

Beaucoup.

LE PRÉSIDENT

Beaucoup !

M. RISS

A table, on n'en sauroit douter; Partout ailleurs.... C'est ma chère voisine. C'est vous, madame, vous.... qui voudrez bien chanter.

LE PRÉSIDENT

Avez-vous entendu cette manière fine Dont il sait la complimenter?

M. LEK.

Monsieur le président, s'il vous plaît de vous taire!

Ces sots propos . qu'il vous plaît d'écouter,

N'ont pas besoin de commentaire.

M. RISS

Un petit doigt de vin pour vous y préparer. (Mme Lek prélude.)

LE PRÉSIDENT

C'est elle; il ne tiendra qu'à vous de l'admirer.

MADAME LEK.

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