LE PRÉSIDENT. LA PRÉSIDENTE. M. RISS
Ah, traîtresses, vous Ah, perfides, vous
voilà! voilà,
Vous nous avez fait Et vous nous faites ou- Ah, ah! je vous suroutrage, irage. prends là,
LE PRÉSIDENT
Moi-même j'en suis témoin :
Ahl c'étoit un badinage.
Ah! nous revenons de loin,
Ce n'étoit qu'un badinage.
Ah, monsieur! en vérité,
Ce n'étoit qu'une gaieté.
Nous vous demandons pardon.
Ceci nous rendra plus sages;
LES FEMIWES VENGEES.
^A PRÉSIDENTE
Non, non, non, Point de pardon.
M. RISS
Désirant me faire outrage :
Oui , oui , c'étoit un badinage:
Mais vous, vous ne badiniez pas.
Demandez pardon bien vite,
A des femmes de mérite,
Dont vous devez baiser les pas.
Oui,
Car vous ne badiniez pas.
Pardonnez ce badi- Hé bien ! oui , nous Accordez-leur le par-
nage.
l'accordons :
don
C'est pour nous une Mais si vous n'êtes pas Ceci les rendra plus
leçon; sages, sages.
Ma femme, je serai II n'est plus aucun par- Nous pardonnons nos
sage.
don.
outrages
Hé bien! soit, plus de Nous vengerons notre Et leur folle intention.
pardon.
Plus de pardon,
Plus de pardon,
Plus de pardon.
MADAME RISS
outrage ,
Et de toute autre fa- Ah, pardon! ah, par-
çon : don I
Il n'est plus de par- Qu'il ne soit plus de
don, pardon.
Plus de pardon. Plus de pardon.
MADAME LEK. M. LEK.
Ah, perfides, vous Ah, traîtresses, vous voilà! voilà!
Ah! que diront-ils à Et vous nous faites ou- Vous qui nous faites
cela? trage. outrage.
(Mme Riss éclate de rire, Moi-môme j'en fus té-
ainsi que les deux au- moin :
très femmes et M. Riss.) Ah 1 nous revenons de
loin.
Ce n'étoit qu'un badinage.
Ah! nous revenons de
loin.
Ah, monsieur, en vérité, Ce n'étoit qu'une gaieté.