SCÈNE I. — FÉLIX
ariette.
Non, je ne serai point ingrat, Non, dùt-il m'en coûter la vie .
Hé bien! je me ferai soldat, i
Depuis longtemps j'en ai l'envie.
Sans lui je n'existerai pas....
Knfant abandonné de la nature entière..., ;. <i-,Zù'^i ' «,;?: ■.•;
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C'est lui qui me prit dans ses bras, Oui me porta dans sa chaumière, Oui conduisit mes premiers pas, Sans lui verrois-je la lumière? Sans lui je n'existerois pas :
Et je séduirois sa fille!
Je troublerois sa famille!
Dans le sein de ce vieillard
J'enfoncerois le poignard!
Non, dût-il m'en coûter la vie, Non, je ne serai point ingrat!
Hé bien! je me ferai soldat, Depuis longtemps j'en ai l'envia Mais la quitter! ma douce amie...!
Non, dût-il m'en coûter la vie.
Non, je ne serai point ingrat!
Hé bien! je me ferai soldat.
Depuis longtemps j'en ai l'envie.
SCKNE II.- FÉLIX, THÉRÈSE. (Félix prend son bâton, et va pour sortir sitôt qu'il voit Thérèse.)
THÉRÈSE. — OÙ allez-vous donc?
FÉLIX. — Je vais dans la forêt.
THÉRÈSE, — A celle heure-ci ?
FÉLIX. — Qu'importe? toutes les heures à présent me sont bien égales.
THÉRÈSE. — La nuit?
FÉLIX. — Hé bien ! la nuit ?
THÉRÈSE. — On dit que depuis plusieurs jours il y a des contrebandiers qui font du désordre.
FÉLIX. — Je n'ai rien à démêler avec eux.
THÉRÈSE. — Et vous VOUS en allez?
FÉLIX. — Je le dois.
THÉRÈSE. — Eh! que dira mon père de ne vous pas voir ce soir â souper?
FÉLIX. — Personne ne pensera à moi.
THÉRÈSE. — Personne ne pensera à toi! ah, Félix! peux-tu me dire une chose aussi cruelle? Personne ne pensera à loi! que je suis malheureuse!
FÉLIX. — Ah, Thérèse! j'ai tort, je t'en demande pardon, je ne le i is que trop que tu penseras à moi.
THÉRÈSE. — Est-ce que tu crains mes frères ?
FÉLIX. — Tu sais bien que je ne crains personne.
THÉRÈSE. — Pourquoi donc ne veux-tu pas rester?
FÉLIX. — Pourquoi? pourquoi? Peux-lu me le demander? Tu veux que je sois présent à la signature de ton contrat, au repas de tes fian-