‹ Œuvres choisiesChapitre 324 sur 454 · SCÈNE XIII. — SAINT-MORIN · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII. — SAINT-MORIN

J'ai bien affaire d'aller me faire estropier, peut-être, en cour a»' après des voleurs.

ARIETTE

Qu'on se batte, qu'on se déchire, Peu m'importe, c'est un délire D'aller, de courir aux abois De gens qui se tuent dans un bois, Pendant la nuit, c'est un délire :

Quand on peut ici s'enfermer, Ils s'en vont se faire assommer.

Hé pourquei cherciier des maliieurs En courant après des voleurs?

Quand on peut ici s'enfermer.

Ils s'en vont se faire assommer....

Pendant la nuit! c'est un délire :

, Cliacun pour soi ,

C'est ma devise ,

C'est la devise

A moi permise :

Chacun pour soi,

Voilà ma loi.

Qu'on se batte, etc.

SCÈNE XIV. — MORIN, M. GOURVILLE, LA MORINIÈRE, MAR- GUERITE entre la première en éclairant, et des domestiques, des GARÇONS DE FERME portent M. GOURVILLE.

MORIN. — Approchez, approchez, mettez monsieur dans ce fauteuil. apportez du vin, faites du feu dans la chambre jaune.

M. GOURVILLE. — Ah! giaud Dieu! que je suis malheureu.x! Que je vous ai d'obligations ! Les Scélérats !

MORIN. — Buvez, monsieur, ce coup de vin-, un coup de vin remet les sens.

M. GOURVILLE, prend le gobelet ; il tremble de toutes ses forces, il es' obligé de le remettre entre les mains de quelqu'un, et de le reprendt à deux mains. — Et mon domestique ?

MORIN. — On l'apporte.

M. GOURVILLE. — Ils Ont tué le postillon. {Il boit.)

LA MORINIÈRE. — Monsiour, ne perdons pas de vue ce que vous avez dit; il faut verbaliser.

M. GOURVILLE. — Maudit pays! il seuibic qu'il y ait une destinée.... Et où est mon libérateur?

MOHiN. — Qui, monsieur?

M. GO uu VILLE. — Je lie sais pas.

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