‹ Œuvres choisiesChapitre 340 sur 454 · SCÈNE XII.— Les précédents, MORIN, M. GOURVILLE · texte numérisé non relu

SCÈNE XII.— Les précédents, MORIN, M. GOURVILLE

MORIN, porte une lumière. — Monsieur, c'est ici votre chambre; il y a là une porte qui donne *ur le verger, vous pourrez sortir par là, sans passer par la maison

M. GOURVILLE. — Je vais me )eter sur ce lit tout habillé jusqu'au point du jour.

MORINVILLE. — Monsieur, si vous aviez voulu partir aussitôt que votre chaise auroit été en état?

SAINT-MORIN. — Elle l'est peut-être, et je vais y voir. {Il sort.)

LA MORINIÈRE. — On VOUS donneroit des guides.

M. DE VERSAC. — Je me charge, moi, de vous en servir.

MORINVILLE. — Nous VOUS accompagnerons plutôt tous les quatre.

M. GOURVILLE. — Nou , je VOUS suis très- obligé; si je ne vous incommode pas, je désire me reposer ici quelques jours, et je n'abandonnerai pas mon domestique.

MORINVILLE. — On en auroit soin.

LA MORINIÈRE. — Nous y veillerons.

MORIN. — Monsieur, monsieur, j'ai dans l'idée que personne n'a plus de droit que vous de rester ici tant qu'il vous plaira.

MORINVILLE. — Ah, morbleu ! il va lui parler.

LA MORINIÈRE. — Mou père, mon père, monsieur veut du repos; s: nous le laissions?

MORIN. — Vous avez raison : monsieur, je vous souhaite bien le bon soir : ferai-je éteindre cette lampe ?

M. GOURVILLE. — Nou , laissez-la brûler, vous me ferez plaisir.

MORIN. — Bonsoir, monsieur.

M. GOURVILLE. — Je VOUS remercie. (Ils s'en vont , et M. Gourville si met derrière les rideaux.)

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