SCÈNE XII.— Les précédents, MORIN, M. GOURVILLE
MORIN, porte une lumière. — Monsieur, c'est ici votre chambre; il y a là une porte qui donne *ur le verger, vous pourrez sortir par là, sans passer par la maison
M. GOURVILLE. — Je vais me )eter sur ce lit tout habillé jusqu'au point du jour.
MORINVILLE. — Monsieur, si vous aviez voulu partir aussitôt que votre chaise auroit été en état?
SAINT-MORIN. — Elle l'est peut-être, et je vais y voir. {Il sort.)
LA MORINIÈRE. — On VOUS donneroit des guides.
M. DE VERSAC. — Je me charge, moi, de vous en servir.
MORINVILLE. — Nous VOUS accompagnerons plutôt tous les quatre.
M. GOURVILLE. — Nou , je VOUS suis très- obligé; si je ne vous incommode pas, je désire me reposer ici quelques jours, et je n'abandonnerai pas mon domestique.
MORINVILLE. — On en auroit soin.
LA MORINIÈRE. — Nous y veillerons.
MORIN. — Monsieur, monsieur, j'ai dans l'idée que personne n'a plus de droit que vous de rester ici tant qu'il vous plaira.
MORINVILLE. — Ah, morbleu ! il va lui parler.
LA MORINIÈRE. — Mou père, mon père, monsieur veut du repos; s: nous le laissions?
MORIN. — Vous avez raison : monsieur, je vous souhaite bien le bon soir : ferai-je éteindre cette lampe ?
M. GOURVILLE. — Nou , laissez-la brûler, vous me ferez plaisir.
MORIN. — Bonsoir, monsieur.
M. GOURVILLE. — Je VOUS remercie. (Ils s'en vont , et M. Gourville si met derrière les rideaux.)