‹ Œuvres choisiesChapitre 360 sur 454 · MORIN VILLE · texte numérisé non relu

MORIN VILLE

Son fils, son fils! etc

Son fils, son fils!

' Tant mieux ! j'en suis bien aise Il devroit épouser Tliérèse.

M. DE VEHSAC.

Quoi ! c'est son fils ?

LA MORLNIÈRE.

Oui, c'est son fils.

MORINVILLE.

Bon gentilhomme, il est marquis.

Mon père, donnez-moi Thérèse.

M. GOURVILLE

Je l'ai signé, j'en suis fort aise.

THÉRÈSE

Ah, Félixi ah, que je suis aise!

LE CHŒUR

Tant mieux! nous en sommes bien

aise :

Il devroit épouser Thérèse.

MORINVILLE.

On veut qu'il épouse Thérèse; Baron , n'ayez aucun dépit.

M. DE VERSAC

Moi, j'en suis aise, Félix est un garçon d'esprit; Nous nous verrons, si c'est son fils Puisque le père est un marquis, Nous nous verrons, j'en suis fort aise.

Ah, pour nous quels doux moments I

Après de cruels instants.

Qui l'auroit dit, ma Thérèse 1

LE CHŒUR

Vivez ensemble longtemps.

Vous, Félix, et vous, Thérèse.

Vivez ensemble longtemps.

Que ce soit pendant cent ans.

THÉRÈSE

Ah, pour nous quels doux moments!

Après de cruels instants,

Ah, grands dieux, que je suis aise !

[Pendant ce chœur ils embrassent tous Félix et M. Gourville, suivant leurs différentes affections. Morinville rend le billet, Félix le prend en riant, et l'embrasse ainsi que M. de Versac, Marguerite et Moritt, etc. Les chasseurs et les femmes de village forment une contredanse.)

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