BLONDEL. LES DEUX HOMMES
Mon cher Urbin, mon ami Charle.
A l'instant, ciel! quoi, dans l'in- Nous allons partir à l'instant;
stant! Oui, dans l'instant.
Voici de Vot. De l'or !
i Est-ce de l'or? oui, c'est de l'or; De l'orl attendez: mais comment?
Peut-il parler en ce moment?
De l'or, afin que je lui parle. Le pourroit-il en ce moment?
Ahl que je lui parle à l'instant. A la dame de compagnie,
Oui, oui . nous pourrions dire son
Dans ce moment. envie
Hé bien! soit; ah, que je lui parle, A la dame de compagnie.
Mon cher Urbin, mon ami Charle. On peut lui dire qu'il la prie....
Pourvu que je lui dise un mot, Dans ce moment.
Je suis content, mais au plus tôt. Tout au plus tôt.
SCÈNE II. —LA COMTESSE, SIRE WILLIAMS, LES CHEVALIERS, LE SÉNÉCHAL , la dame de compagnie.
(La dame de compagnie arrive avant la comtesse et ses chevaliers; les deux hommes qui étoient sur la scène vont parler à la dame de compagnie, qui sort avec eux ; il reste avec la comtesse une autre dame de compagnie.)
LA comtesse. — Sire Williams, je ne peux trop vous remercier du gracieux accueil que j'ai reçu chez vous.
WILLIAMS. — Madame, que ne puis-je vous y retenir plus longtemps I
LA COMTESSE. — Cela ne peut être.
LE SÉNÉCHAL. — Madame, tout .sera bientôt prêt pour votre départ.
LA COMTESSE. — Ahl chevalicr, ce soir assignera le terme à notre voyage; qu'il m'en coûte de vous dire ce qui va le terminer!
LE SÉNÉCHAL. — Quoi douc, madame?
LA COMTESSE. — Je vais consacrer mes jours à une retraite éternelle.
LE SÉNÉCHAL. — Vous, madame!
LA COMTESSE. — Un long chagrin qui me dévore me rend incapable de m'occuper du bonheur de mes sujets; je vais, chevalier, faire ajouter quelques mots à cet écrit, vous le remettrez aux états assemblés : ce sont mes volontés.