FLORESTAN
Non, jamais ses destins Ne seront dans vos mains.
^Le théâtre change, et représente l'assaut donné à la forteresse par les troupes de Marguerite ; Blondel et Williams encouragent les assiégeants ; les assiégés reçoivent un renfort, et repoussent l'attaque avec avantage.
Blondel alors jette son habit d'aveugle, et sous celui que couvroit sa casaque, il se met à la tète des prisonniers, il les place, et leur fait attaquer l'endroit foible dont il a parle; l'assaut continue; on voit paroitre, sur le haut de la forteresse, Richard, qui, sans armes, fait les plus grands efforts pour se débarrasser de trois hommes armés; dans cet instant, la muraille tombe avec fracas. Blondel monte à la brèche, court auprès du roi, perce un des solaats, lui arrache son sabre ; le roi s'en saisit, ils mettent en fuite les soldats qui s'opposent à eux ; alors Blondel se jette aux genoux de Richard,
?[ui l'embrasse: dans ce moment le chœur chante vive Richard! sur une anfare très-éclatante ; les assiégeants arborent le drapeau de Marguerite ; dans ce moment elle paroit, suivie de ses femmes et de tout le peuple ; elle voit Richard délivré de ses ennemis, et conduit par Blondel; elle tombe évanouie, soutenue par ses femmes, et ne reprend ses esprits que dans les bras de Richard.
Florestan ensuite est conduit aux pieds du roi parle Sénéchal et Williams; Richard lui rend son épée. Toute cett/» .oiion se passe sur la marche, depuis la fanfare qui termine le combat.}
HICIIARU.
Oh, ma cliére comtesse!
0 doux objet de toute ma tendresse!
MARGUERITE
Ah, Richard I ô mon roi! ah, dieux!
RICHARD
A la tendresse Je dois ce moment heureux.
MARGUERITE, montrant Blondel.
C'est à Blondel, c'est à son cœur....
RICHARD , embrasse Blondel.
C'esl à ton cœur....