ACTE I, SCENE XI
DUO
VERGI
Ah ! je vous rends , charmante
Isaure, Les serments que vous m'avez faits.
ISAURE
Oui, je vous rends, charmante
Isaure, Les serments que vous m'avez faits.
Faites le bonheur de vos frères, Assurez-le par vos bienfaits.
Que vos jours à jamais prospères Coulent dans le sein de la paix!
Ah ! je vous rends , charmante
Isaure, Les sernaents que vous m'avez faits.
Quoi! vous, cher amant que j'adore,
Vous me rendez les serments que j'ai faits?
Cher amant !
Quoi! vous vous immolez au bonheur de mes frères?
Mon cœur est à vous pour jamais.
Quoi ! vous vous immolez au boniieur de mes frères?
Nos feux n'en seront que plus parfaits.
Quoi! vous, cher amant que j'a- Oui , je vous rends les serments dore, que vous m'avez faits. Vous me rendez les serments que
j'ai faits?
Comme une ombre errante et
plaintive, Mon Ame suivra mes amours; l'rès de vous je serai toujours.
Si Raoul vous trouve pensive.
Dites-lui : » Je pense i^i ma sœur, A celle qui laisse en mon cœur L'nc trace d'amour bien vive. »
Quoi , cher amant que j'adore, Vous me rendez les serments que j'ai faits?
Cher amant!
Mon cœur est à vous pour jamais ;
Oui , je vous rends , charmante
Isaure, Les serments que vous m'avez faits.
Je vous rends Les serments que vous m'avez faits.
Et nos feux n'en seront que plus parfaits.
iSAURE. — J'entends mes frères; adieu.
VERGi. — Adieu.