‹ Œuvres choisiesChapitre 47 sur 454 · SCÈNE VII. — Les pnÉcftoENTS, VICTORINE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. — Les pnÉcftoENTS, VICTORINE

»isrouiDE. — Mort! Ah ! qui donc? qui donc? M. VAMDERK PÈRE. — Que demandez- VOUS ? ANTOINE. — Qu'est-ce que lu demandes? sors d'ici tout à l'heure. M. VANDERK PÈRE. — Laissez-k. Allez, Antoine, faites ce que je vous ili.s.

SCÈ.NE VIII.— M. VANDERK père, VICTORINE, ANTOINE, dans l'appartement.

M. VANDERK pÊRE. — Que voulcz-vous, Victorine?

VICTORINE. — Je venois demander si on doit faire servir, et j'ai rencontré un monsieur qui m'a dit que vous vous trouviez mal.

M. VANDERK PÈRE. — Nou , je OC me trouve pas mal. Où est la compagnie?

VICTORINE. — On va servir.

M. VANDERK PÈRE. — Tùchoz de parler à Madame en particulier; vous lui direz que je suis à l'instant forcé de sortir, que je la prie de ne pas s'inquiéter : mais qu'elle fasse en sorte qu'on ne s'aperçoive pas de mon al)sence ; je serai peut-être.... Mais vous pleurez, Victorine?

VICTORINE. — Mort! Hé, qui donc? Monsieur votre fils?

M. VANDERK PÈRE. — Victorine I

VICTORINE. — J'y vais, monsieur; non, je ne pleurerai pas, je ne pleurerai pas.

M. VANDERK pÊnE. — Non , resfez, je vous l'ordonne : vos pleurs vous trahiroient; je vous défends de sortir d'ici que je ne sois rentré.

VICTORINE, apercevant M. Vanderk fils. — Ah ! monsieur I

M. VANDERK PÈRE. — Mon fils 1

SCÈNE IX. — Les précédents, M. VANDERK fils, M. DESPARVILLE PÈRE, M. DESPARVILLE fils.

M. VANDERK FILS. — MOU ptrC !

M. VANDERK PÈRE. — MoH fils!... je t'ombrasse... je te revois sans doute honnêlc liommc?

M. DESPARVILLE PÈRE.— Oui, morhleu ! il l'est. M. VANDERK FILS. — Je VOUS présente messieurs Desparville.

M. VANDERK PÈRE. — McSsieurS.

M. DESPARVILLE PÈRE. — Monsieur, je vous présente mon fils.... N'éloit-ce pas mon fils, lui justement qui étoit son adversaire?

u. VANDERK PÈRE. — Comment l est-il possible que cette aiïaire....

M. DESPARVILLE PÊRE. — Bien, bien, morbleu! bien. Je vais vous ra conter.

M. DESPARVILLE FILS. — MoH père , permettcz-moï de parler.

M. VANDERK FILS. — Qu'allez-vous dire?

M. DESPARVILLE FILS. — Souiïrez de moi cette vengeance.

M. VANDERK HLS.- Vengez-vous donc.

M. DESPARVILLE FILS. — Le fécit «^»ai» trop court si VOUS le faisiez.

monsieur; et à présent votre honneur est le mien.... Il me paroît, monsieur, que vous étiez aussi instruit que mon père l'étoit. Mais voici ce que vous ne saviez pas. Nous nous sommes rencontrés; j'ai couru sur lui : j'ai tiré; il a foncé sur moi, il m'a dit : je tire en l'air; il l'a l'ait. Ecoutez, m'a-t-il dit en me serrant la botte, j'ai cru hier que vous insultiez mon père, on parlant des néf,'ociants. Je vous ai insulté : j'ai senti que j'avois tort; je vous en fais mes excuses. IN'ètes-vous pas content? éloignez-vous et recommençons. Je ne peux, monsieur, vous exprimer ce qui s'est passé en moi : je me suis précipité de mon cheval ; il en a fait autant, et nous nous sommes embrassés. J'ai rencontré mon père, lui h qui pendant ce temps-là, lui à qui vous rendiez service. Ah ! monsieur !

M. DF.sPARviLLE PÈRE. — Hé! VOUS le saviez, morbleu ! et je parie que ce.s trois coups frappés à la porte.... Quel homme êtes-vous? Et vous m'obligiez pendant ce temps-là! Moi, je suis ferme, je suis honnête; mais en pareille occasion, à votre place, j'aurois envoyé le baron Desparville à tous les dia])les.

M. VANDEFK PÈRE. — Ah ! messicurs qu'il est difficile de passer d'un grand chagrin à une grande joie. Messieurs, j'entends du bruit. Nous allons nous mettre à table , faites-moi l'honneur d'être du dîner. Que rien ne transpire ici : cela troubleroit la fête. (A M. Desparville fils.) Après ce qui s'est passé, monsieur, vous ne pouvez être que le plus grand ennemi, ou le plus grand ami de mon fils, et vous n'avez pas la liberté du choix.

M. DESPARVILLE FILS. — Ah! monsieur! {En baisant lamaindeM. Vanderh père.)

M. DESPARVILLE PÈRE. — Mon flls , ce quo vous faites là est bien.

viCTORiNE, à M. Vanderk fils. — Qu'à moi, qu'à moi : Ah ! cruel!

M. VANDERK FILS, à Victorine. — Que je suis aise de te revoir!

M. VANDERK PÈRE. — Victorine, taisez-vous.

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