SCÈNE IV THALIC, ARLEQUIN
THALIE entre en joiianl des castagneltes, dansant, cbaiitani, solfiant de» aiis légais, Taisant des cutreclials, elC.
ARLEQUIN
La malpeste! Voici une gaillarde, celle-ci. Monsieur le
« commissaire, alerte*. Je n'en réponds pas. Sauvez-nous l'amende! La commère aura autant de peine à se taire que
Taillre en avait à parler. (Elle approche dArlequln, la bouche ourerle : il met la main dessus, crie au secours, et dit tout ce qui suit avec une volubilité qui lui coupe conlinuellemenl la parole.) Te tairaS-tU,
serpent! Je te reconnais! Tu es, je gage, Thalie, la muse de
mures de l'assemblée étaient favorables ou contraires : mais quand Tatius vient dire à sa fille que Romulus vit encore, il partit tout à coup un battement de mains général qui m'assura sans équivoque de la joie du spectateur et ce ne fut pas tout. Quand quelques instants après Romulus parut lui-même, il partit un nouveau battement de mains qui marquait la crainte qu'on avait eue que Tatius ne se fût trompé , et le plaisir de ne pouvoir plus douter de la vie de Romulus. Je ne doutai plus moi-même du succès de la pièce... »
1. Arlequin apostrophe en cet endroit le commissaire qui assistait là d'of» .ce, de la part des comédiens français, pour verbaliser en cas de dialogue. L'opéra-comique n'ayant droit qu'à un personnage parlant en était réduit au seul monologue. Nous sourions aujourd'hui de ces entraves. Mais regardons bien ; n'en subsistet il pas encore des traces? N'en avons-nous pas des restes? Un spirituel directeur, M. Offenbach, ne s'est-il pas vu obligé, à ses pièces de début pour la jolie scène qu'il a créée, à ne composer que des bouffonneries à deui personnages [Us Deux Aveugles, par exemple)'' Et à présent