‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 115 sur 221 · SCÈNE IV THALIC, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCÈNE IV THALIC, ARLEQUIN

THALIE entre en joiianl des castagneltes, dansant, cbaiitani, solfiant de» aiis légais, Taisant des cutreclials, elC.

ARLEQUIN

La malpeste! Voici une gaillarde, celle-ci. Monsieur le

« commissaire, alerte*. Je n'en réponds pas. Sauvez-nous l'amende! La commère aura autant de peine à se taire que

Taillre en avait à parler. (Elle approche dArlequln, la bouche ourerle : il met la main dessus, crie au secours, et dit tout ce qui suit avec une volubilité qui lui coupe conlinuellemenl la parole.) Te tairaS-tU,

serpent! Je te reconnais! Tu es, je gage, Thalie, la muse de

mures de l'assemblée étaient favorables ou contraires : mais quand Tatius vient dire à sa fille que Romulus vit encore, il partit tout à coup un battement de mains général qui m'assura sans équivoque de la joie du spectateur et ce ne fut pas tout. Quand quelques instants après Romulus parut lui-même, il partit un nouveau battement de mains qui marquait la crainte qu'on avait eue que Tatius ne se fût trompé , et le plaisir de ne pouvoir plus douter de la vie de Romulus. Je ne doutai plus moi-même du succès de la pièce... »

1. Arlequin apostrophe en cet endroit le commissaire qui assistait là d'of» .ce, de la part des comédiens français, pour verbaliser en cas de dialogue. L'opéra-comique n'ayant droit qu'à un personnage parlant en était réduit au seul monologue. Nous sourions aujourd'hui de ces entraves. Mais regardons bien ; n'en subsistet il pas encore des traces? N'en avons-nous pas des restes? Un spirituel directeur, M. Offenbach, ne s'est-il pas vu obligé, à ses pièces de début pour la jolie scène qu'il a créée, à ne composer que des bouffonneries à deui personnages [Us Deux Aveugles, par exemple)'' Et à présent

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