‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 146 sur 221 · SCÈNE V MOMUS», LA MORALE, LUCINE, MATHURINE · texte numérisé non relu

SCÈNE V MOMUS», LA MORALE, LUCINE, MATHURINE

MOMUS

Maugrebleu de la cérémonie! je voudrais être à demain.

LA MORALE

L'étrange figure ! Ce ne peut être là que Momus !

MOHUS.

Eh! allons donc, madame Lucine! avancez! A quoi diable vous amusez- vous là, tandis qu'on vous réclame à la maison?

1. Momus a le baudrier, l'épée, le chapeau bordé et le plumet d'un ofQcier; la perruque, le petit rabat et la calotte d'un abbé; une plume à écrire à la main et le masque de Trivelin sur le visaf^e, Il entre en se dépitant et san« voir I'UciD4i

LUCINE

Je m'en vais. Mais qui est cette fille-là?

MATHURINE

Fille^ madame! fille vous-même! Si j'étais fille, je ne serais pas, sur votre respect, Madame la nourrice.

LUCINE

Ah! c'est la nourrice. Il faut être bien sage, du moins, ma raie; entendez-vous?

MOMUS

C'est pour cela que nous l'avons prise à la campagne.

LA MORALE

De la médisance ! Oh ! je n'en doute plus, c'est lui , c'est Momus.

LUCINE

Point de mari !

HATHURINE.

Je le sais bien; ne vous inquiétez pas; allez, madame, le médecin m'a dit tout ce qu'il fallait faire, et ce qu'il ne fallait pas faire. Gros-Jean aura beau venir : porte close; gnia pu de femme ici pour lui; je sis payée pour ça. Ça me fera un peu mal au cœur : mais que faire? On n'a rian sans peine, en ce monde-ci.

LUCINE

Prenez -y bien garde, diantre! c'est ici un nourrisson de conséquence, (a u Morale.) Adieu, sœur éternelle de l'Ennui! mes compliments à monsieur votre frère.

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