SCÈNE V MOMUS», LA MORALE, LUCINE, MATHURINE
MOMUS
Maugrebleu de la cérémonie! je voudrais être à demain.
LA MORALE
L'étrange figure ! Ce ne peut être là que Momus !
MOHUS.
Eh! allons donc, madame Lucine! avancez! A quoi diable vous amusez- vous là, tandis qu'on vous réclame à la maison?
1. Momus a le baudrier, l'épée, le chapeau bordé et le plumet d'un ofQcier; la perruque, le petit rabat et la calotte d'un abbé; une plume à écrire à la main et le masque de Trivelin sur le visaf^e, Il entre en se dépitant et san« voir I'UciD4i
LUCINE
Je m'en vais. Mais qui est cette fille-là?
MATHURINE
Fille^ madame! fille vous-même! Si j'étais fille, je ne serais pas, sur votre respect, Madame la nourrice.
LUCINE
Ah! c'est la nourrice. Il faut être bien sage, du moins, ma raie; entendez-vous?
MOMUS
C'est pour cela que nous l'avons prise à la campagne.
LA MORALE
De la médisance ! Oh ! je n'en doute plus, c'est lui , c'est Momus.
LUCINE
Point de mari !
HATHURINE.
Je le sais bien; ne vous inquiétez pas; allez, madame, le médecin m'a dit tout ce qu'il fallait faire, et ce qu'il ne fallait pas faire. Gros-Jean aura beau venir : porte close; gnia pu de femme ici pour lui; je sis payée pour ça. Ça me fera un peu mal au cœur : mais que faire? On n'a rian sans peine, en ce monde-ci.
LUCINE
Prenez -y bien garde, diantre! c'est ici un nourrisson de conséquence, (a u Morale.) Adieu, sœur éternelle de l'Ennui! mes compliments à monsieur votre frère.