‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 173 sur 221 · SCENE XVII MOMUS, LA MORALE · texte numérisé non relu

SCENE XVII MOMUS, LA MORALE

MOMDS coDtiDue.

J'ai fait une bonne journée! qu'en dites- vous? Trois jolis enfants, en vérité! le dernier lui seul est, pour sa part, balourd, fainéant, poltron, gourmand et fripon.

LA MORALE

Quand un mal est encore dans sa naissance, on peut y remédier.

MOMUS

Oh! voici madame la philosophe, avec ses graves sentences qu'elle croit des selles à tous chevaux ! voyons, que dira-t-elle encore? Que ferez-vous? Quel remède apporterez-vous à tout ceci?

LA MORALE

Un remède bon et efficace. Premièrement, je vous promets que les Kis, les Jeux et moi, nous n'abandonnerons pas d'un instant les enfants.

MOMUS

Après? c'est déjà quelque chose.

LA MORALE

Bien plus, en reconnaissance de la grâce que vous m'avez faite aujourd'hui, je vais tout à l'heure engager les trois Cirâces à recevoir vos trois fils pour époux. Je veux qu'ils aient chacun la leur.

MOMUS

Pas une des trois Grâces voudra-t-elle de mon petit fripon d'Arlequin.

LA MORALE

Ce sera le mieux partagé de ses frères; et, moyennant cette alliance et notre compagnie, je prétends qu'ils m'aident souverainement à corriger les vices et à chasser l'ennui du cœur des malheureux mortels, suivant l'oracle de leur destinée.

Vous me promettez des merveilles! mais si...

LA MORALE

Soyez tranquille. Je ne promets rien à l'étourdie; je vous quitte, pour vous ramener dans un moment, avec les Ris et les Jeux qu'Até a mis en fuite, les trois épouses que je destine à vos fils. (Elle s'en va.)

MOMUS

Que je serais consolé si... Mais j'aperçois Esculape et la nourrice qui se querellent.

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