‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 190 sur 221 · POUR M. LE MARQUIS D'O · texte numérisé non relu

POUR M. LE MARQUIS D'O

A un fade adulateur, lequel, en flattant le Marquis , voulait l'engage" à prendre un jardinier, dont il cherchait à se débarrasser.

Quel écrit me vient d'Avignon !

Il est fade et par trop mignon ; Vous préconisez mon corsage, Mes yeux, mon nez, ma bouche enfin ; Fi ! l'on ne tient un tel langage Qu'au giton ou qu'à la catin.

Et quant aux qualités du cœur^ Il n'en est point qui fasse honneur, Si l'on n'y joint la modestie.

Or, contre un éloge imprévu, Vous savez son antipathie :

M'en avez-vuus cru dépourvu?

Mon humeur est de ne vouloir De férule ni d'encensoir.

Mes pareils n'ont l'âme occupée Qu'à recevoir, cVua front serein, Leurs ennemis, à coups d'épée ; Leurs amis, le verre à la main.

Enfin, je mets, avec mépris, Fleur et fleurette à même prix.

J'en veux à des choses plus vives.

Rien d'inutile en ma maison !

De vaillants buveurs pour convives Pour jardinier, un vigneron.

A MONSIEDR

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