‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 196 sur 221 · ODE ANACRÉONTIQUE · texte numérisé non relu

ODE ANACRÉONTIQUE

Je bénissais ma faible vue :

« Heureux, disais-je, le malheur

Qui ferme la seule avenue

Par où l'amour entre en un cœurl »

Hélas! de cette attente vaine.

Le fils de Vénus, irrité.

Entre les mains de Célimène Mit un luth qu'il avait monté!

J'ouvre l'oreille; que de charmes!

L'amour entre avec les accords.

Je brûle : on me hait; que de larmes! Que de regrets et de remords 1

Quoi ! chez moi ce feu tyrannique Par cent portes pourra passer, Lorsque Célimène a l'unique Par où je le puisse chasser!

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