CHAPITRE II
Etat politique des protestants en France, depuis l'édit de Nantes jusqu'au moment où Louis XIV monta sur le trône 7
Ils penchaient déjà vers leur ruine quand ils obtinrent l'édit de Nantes 8
Ils refusèrent , après la conversion de Henri IV , de choisir un protecteur parmi les grands attachés à leur secte. ibid.
Une assemblée de gentilshommes , de pasteurs et de bourgeois forme un conseil auquel sont subordonnés tous les réformés qui veulent prendre part à la cause commune ibid.
Ils formaient une république dans un royaume. .... 9
Ils n'eurent plus d'intérêt commun qui pût les réunir. . ibid,
L'édit de Nantes était un ouvrage tout à l'avantage des catholiques qui en avaient rédigé les articles 10
Le cardinal de Richelieu restreint les prérogatives des protestants ibid.
Il établit pour maxime dans le gouvernement , de ne leur accorder les grandes dignités de la cour et des armées, que dans des cas extraordinaires 11
Il les réunit au corps de la nation 12
Le cardinal de Mazarin nomme des commissaires choisis en nombre égal dans les deux religions, pour visiter toutes les provinces et remédier aux infractions faites à l'édit de Nantes pendant les troubles de la Fronde. i3
Ces commissions deviennent un des plus sûrs instruments de la ruine des réformés ibid.
A l'avènement de Louis XIV au trône , ils n'étaient plus en mesure de s'opposer à l'autorité royale i4
La France fut , après les troubles de la Fronde , dans la
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pages.
conjoncture la plus favorable pour se donner une
bonne constitution i5
Mais elle ne sut pas en profiter 16
Louis XIV parlant dans ses mémoires de l'état embarrassé dans lequel se trouvait la France , quand il prit les rênes de l'administration , ne fait aucune mention
des protestants. 17
La Vrillière cbargé des affaires générales de la religion prétendue réformée ne fut point nommé ministre , parce que Louis XIV regardait son département comme trop peu important 20