CHAPITRE VIII et dernier
Les calvinistes ne sont point persécutés pendant l'administration du cardinal de Fleury. . . , 472
pages.
Le système des épreuves successivement adopté dans tous les diocèses 4-7^
Inconséquences et contradictions dans la conduite des évêques ibid.
Embarras du gouvernement à pourvoir à la sépulture des calvinistes 474-
Mesures proposées pour lever cette difficulté ibid.
On sent la nécessité d'une décision précise sur le mariage des protestants 4-7^
Les évêques demandent que tons les mariages faits hors de l'église soient juridiquement flétris 4-7^
Aucune loi, ni pour adoucir, ni pour augmenter la rigueur du sort des protestants , ne fut rendue sous l'administration du cardinal de Fleury ; . 477
Le cardinal de Fleury intolérant par principes , doux par caractère ibid.
Il aimait naturellement à traiter et à négocier 4-7 8
Les maximes précédemment adoptées sur le mariage des calvinistes, sont effacées de tous les souvenirs à la mort du cardinal de Fleury 4.80
Le zèle des persécuteurs l'emporte dans toutes les provinces sur les maximes de modération et de justice qu'on avait su lui opposer ibid.
La cour affecte la dévotion ibid.
Les tribunaux commencent , en 1744 î à casser un grand nombre de mariages de calvinistes 48 1
Les religionnaires , dont pendant long-temps on avait affecté de croire que la secte n'existait plus en France,
reprennent leur véritable nom ibid.
Ils convoquent à Nîmes , en 1744 1 un synode national. ^82 Décisions prises par cette assemblée ibid.
pages.
Les assemblées du désert se tiennent en plein jour dans toutes les provinces 482
Les religionnaires de toutes les classes s'y rendent en foule 483
Ce qu'on fait dans ces assemblées ibid.
Pourquoi on leur donne de la publicité 4^4
Conduite tenue par ceux qui les fréquentent ibid.
Ceux des catholiques qui veulent y assister y sont reçus, ibid.
On fait revivre en Languedoc l'ordonnance autrefois imaginée par Basville , laquelle taxait à une amende générale tous les habitants d'un district où il y avait eu des assemblées , ibid.
Ces amendes devenues une espèce d'impôt régulier. . . 485
Les religionnaires de nouveau persécutés ibid.
Les troupes envoyées dans les bois pour les disperser par le fer et par le feu ibid.
Les prisons des provinces méridionales de la France remplies de nouveaux convertis , dont le seul crime est d'avoir assisté aux assemblées 486
Dans plusieurs provinces, les religionnaires envoyés aux galères sans distinction de rang ibid.
Les biens de ceux qui n'avaient point fait baptiser leurs enfants par le curé, sont vendus en Normandie sans forme de procès 486
Les religionnaires d' Auch et de Montpellier traités avec plus de douceur ibid.
Condamnés aux galères par le parlement de Grenoble, celui de Bordeaux , et l'intendant de Montauban. . . ibid.
Quarante-cinq gentilshommes condamnés à Auch aux galères perpétuelles , pour avoir assisté aux assemblées 487
Les religionnaires forcés de nouveau de s'expatrier. . . ibid.
Pa»es-
L'émigration eut lieu à sept reprises différentes. . . . 487
La première, en 1666 ibid.
La seconde, en 1681 ibid.
La troisième , en i685 ibid.
La quatrième, en 1698 ibid.
La cinquième, en 1715 , fô&
La sixième, en 1724. ibid.
La septième ? en 1744 ibid.
Les tribunaux, le gouvernement et le clergé se réunissent pour faire exécuter une loi inexécutable ibid.
Cinq personnes seulement du diocèse de Montpellier emportent , en argent comptant , 4-8°»O0° livres. . . 489
Une loi, fondée sur la supposition qu'il n'y a plus de calvinistes en France, est l'unique prétexte de cette persécution ibid.
Les religionnaires condamnés aux galères , distingués par le nom de forçats pour cause de religion ibid.
L'horreur qu'excite en France un pareil état de choses, suspend le cours de la persécution. 4-9°
Le préjugé contre les religionnaires n'existe plus; les malheurs auxquels ils sont exposés intéressent la nation en leur faveur ibid.
Humanité des troupes employées contre eux ibid.
Querelle entre le gouvernement et le clergé sur l'immunité des biens ecclésiastiques » . . . . 491
L'autorité royale obligée de céder et de s'avouer vaincue, ibid.
Démêlé entre la magistrature et le clergé sur le refus des derniers sacrements à un petit nombre de prêtres jansénistes ibid.
Démêlés plus violents entre la magistrature et le gouvernement ibid,
Chabannes , évêque d'Agen , Monclus, évêque d'Alais ,
DES MATIÈRES. 56g
essaient de ranimer la persécution contre les calvinistes. . . » 491
Leur tentative est sans succès 492
La persécution se rallume encore par intervalles. . . . 49^
Trois frères, d'une noble famille, ont la tête tranchée pour avoir brisé les portes de la prison où leur pasteur était enchaîné ibid.
Calas, injustement accusé, expire sur la roue ibid.
Son nom réhabilité par Louis XVI ibid.
La maxime qu'il n'y a plus de protestants en France , démentie par un arrêt 494
Un fils se substitue à la place de son père surpris dans une assemblée religieuse, et est condamné aux galères ibid.
Falbaire de Quingey fait de ce dévouement le sujet d'un drame qui obtient du succès; et l'infortuné est rendu, après douze ans de captivité, à la liberté, .ibid.
Le gouvernement laisse multiplier le nombre des pasteurs , et pourquoi 49^
Les évêques applaudissent à cette condescendance du gouvernement. 49^
Tolérance que Louis XIV avait médité d'établir. . . .ibid.
On a souvent attribué à des causes chimériques le retour des nouveaux convertis vers leurs anciennes erreurs 497
Erreur de ceux qui ont imputé à l'indulgence du gouvernement le peu de succès des tentatives pour la conversion des religionnaires ibid.
Les protestants, après la révocation, désarmés et exclus de toutes les charges municipales faS
La vigilance du gouvernement, dans les provinces où