‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 150 sur 340 · DE LA JEUNE DAME QUI A VIEIL MAAT · texte numérisé non relu

DE LA JEUNE DAME QUI A VIEIL MAAT

En languissant et en griefve tristesse Vit mon las cueur, jadis plein de lyesse, Puis que^ Ton m'a doiiilé mary vieillard. Hélas pourquoy? rien ne sçait du vieil art Qu'aprend Vénus l'amoureuse déesse.

Par ung désir de monstrer ma fvouesse Souvent l'assauk ; ' mais il demSbde où est-ce ? Ou dort, peult estre; et mon cueur veille à part En languissant.

Puis quand je veulx luy jouer de finesse ,* Honte me dict : « Cesse , ma fille , c«sse , Garde-t'en bien , à honneur prens esgard. » Lors je respons: « Honte, allez à Tescart, Je ne veulx pas perdre ainsi ma jeunesse En languissant. »

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