‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 172 sur 340 · ÉTRENNES · texte numérisé non relu

ÉTRENNES

A UNR DAMOYSELLE.

Danioyselle que j'ayme bien , Je te donne, pour la pareille, Tes estrénes d'un petit chien , Qui n'est pas plus grand que l'oreille Il jappe , il mord , il faict merveille , Et va desjà tout seul trois pas.

C'est pour toy que je l'appareille, Excepté que je ne l'ay pas.

A ESTIENNE OOLET.

Après avoir estréné damoyselles, Amy Dolet, je te veulx estréner :

Présent te fais de la plus fine d'elles. Qui sache bien à son gré te mener Affin d'ouyr ta muse résonner. • Les passions qu'Amour aux siens ordonne. Ce doulx tourment je t'ay voulu donner, Affin qu'à tous ung grand plaisir je donne.

m ŒUVRES DE CLÉMENT MAROT.

A siadamf: la prixckssk dk navarrk.

La niignoiHie des deux roys, *

Je vouidroys Qu'eussiez uug beau petit frère.

Et deux ans de vostre mère,

Voyre trois.'

A d'aubkterre.

Aiiheterre amour ressemble,* (le me semble :

Petite \ eue ont tous deux , Kt toutesfoys chascun d'eulx Les cueurs emble. •'

1. J«;amu' d'Mbrct, lilh; unique d^' Kenri d'Albrct , nû i\r XavaiTi', et (k* Marguerite, sœur d(î François ^'^

2. (rétoit le nom qu'on lui donnoit à eause de l'amour que lui inonîroiont son père et François I'*", son oncle.

3. Marguerite, en I5'<8, avoit quaranUi-six an^, et Jeanne, dix.

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