‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 211 sur 340 · e rhorche pas à savoir combien · texte numérisé non relu

e rhorche pas à savoir combien

I>K nVANK.

Hommes expers, vous dictes par science <)iie Dyane est en baisant beaucoup pire Que n'est la mort; mais par expérience De ce vous veulx et vous puis contredire : Car quand sa bouche en la mienne souspire. Toute vigueur dedans mon cueur s'assemble; Vous resvez doncq, ou certes il fault dire Qu en la baisant, mourir vivre me semble.

A LA RODOnK d'aNXK.

Bouche dv coral précieux , Qui à baiser seniblez semondre,' Bouche (jui d*ung cueur gracieux Sravcz tant bien dinî et rcspondre, Uespondez-nioy : doibl mon cueur fondre Devant vous, comme au feu la cire?

Voulez- vous bien celluy occire (}ui crainct vous estre desplaisant?

Ha bouche, que tant je désire, Dictiîs nennv, en me baisant î

Knga^rfr.

ÉPIGRAMMKS. 265

HE DYANE.

Estre Phébus bien souvent je désire, Non pour congnoistre herbes divinement, (îar la douleur qui mon cueur veult occire Ne se guérist par herbe aulcunement; Non pour avoir ma place au firmament, Car en la terre habite mon plaisir; Non pour son arc encontre Amour saisir, Car à mon roy* ne veulx estre rebelle: Estre Phébus seulement j'ay désir Pour estre aymé de Dyane la belle.

DE DYANE.

L'enfant Amour n'a plus son arc estrange, Dont il blessoit d'hommes et cueurs et testes; Avec celluy de Dyane a faict change.

Dont elle alloit aux champs faire les questes. * Hz ont changé, ne faictes plus d'enquestes. Et si on dict, à quoy le congnois-tu?

Je voy qu'Amour chasse souvent aux bestes, Et qu'elle attainct les hommes de vertu.

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