A ce que je pense
i74 ŒUVRES DE CLËMËNT MAROT.
Tctin propre pour en enfer Nourrir Tenfant de Lucifer, Tétin, boyau long d'une gaule, Tétasse à jecter sur l'espaule,* Quand on te voit, il vient k mainctz Une envie dedans les mains De te prendre avec les gans doubles Pour en donner cinq ou six couples De soufflez sur le nez de celle Qui te cache soubz son esselle!
Va, grand vilain tétin puant.
Tu fournirois bien, eh suant, De civettes et de parfuns Pour faire cent mille deffunctzl Tétin de laydeur despiteuse,* Tétin dont nature est honteuse, Tétin des villains le plus brave, Tétin dont le bout tousjours bave, Tétin faict de poix et de glux!
Rren, ma plume, n'en parlez plus.
Laissez-le là, ventre sainct George, Vous nu' {'divio/A rendre ma gorge.
1. Dans quelqiu's «'•ditions postprinnvs, on trouve ici les deux vers sui-
vunts :
Tour lairc, tout hien compassé.
Un chapperoQ du temps passé.