‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 245 sur 340 · XLJ · texte numérisé non relu

XLJ

A UXK nONT IL NK POVOIT OSTER SON CUEUR.

Puis qu'il convient, pour le pardon gaigner. De tous péchez faire confession Et pour (1* enfer Tesperit esloigner Avoir au cueur ferme contrition.

Je te supply, fay satisfaction Du povre cueur qu'en peine tu retiens : Ou si le veux en ta possession, (lonfesse donc mes péchez et les tiens.

A AN ni:.

Le cler soleil par sa présence ellace Kt fait fuir les ténébreuses nuicts, \insi pour nioy, Anne, devant ta face S'en \ont fuyant mes langoureux ennuis.

Quand ne te voy, tout ennuyé je suis; (Juand je te voy, je suis bien d'autre sorte. Dont' vient cela? s(;a\()ir je ne le puis. Si n'est d'amour,- Anne, que je te porte.

1. I)\md, dunil, dont, d'où, (ir ([uoi. 'i. Si cf n'rst (ir raiimur.

ËIMURAMMES. 299

DK ANNE.

Jamais je ne confesserois Qa amour d*Anne ne rn*a sceu poindre; Je Tayme, mais trop Taymerois Quand son cueur au mien vouldroit joindre. Si mon mal quiers,^ m'amour n*est moindre, Ne moins prisé le dieu ([ui voile ; - Si je suis fol ,* amour nraflblle; Et vouldrois, tant j*ay d*amytié, Qu*aultant que moy elle fust folle, Pour estre plus fol la moytié.

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