‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 275 sur 340 · Tellement · texte numérisé non relu

Tellement

En m'escoutant jectarent larmes d'yeulx ; Si* feirent bien les plus souverains dieux; Si feit Margot,* bergère qui tant vault. Mais d'ung tel pleur esbahyr ne se fault; Car je faisoys chanter à ma musette La mort, hélas, la mort de Loysette,'^ Qui maintenant au ciel prend ses esbatz A veoir encor ses trouppeaulx icy bas.

Une aultrefoys pour Tamour de Tamye, A tous venants pendy la challemye,* Et ce jour-là, à grand peine on sçavoit Lequel des deux gaigné le prix avoit, Ou de Merlin,* ou de moy; dont à l'heure Thony^ s'en vint sur le pré, grand alleure, Nous accorder, et orna deux houlettes D'une longueur,' de force violettes.

Puis nous en feit présent pour son plaisir ; Mais à Merlin je baillay à choish-.

Et penses-tu, ô Pan, dieu débonnaire.

Que l'exercice et lahipur ordinaire Que pour sonner du flajolet je pris Fust seulement pour emporter le prix?

Non, mais affin que si bien j'en apprinsse Que toy, qui es des pastoureaux le prince.

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