‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 281 sur 340 · Sera · texte numérisé non relu

Sera

(JECVRES DIVERSES. U^

Qu'il leur faloit souffrir en ceste vie.

Mais tu auras (que Dieu ce bien te face)

Le vray moyen qui tout ennuy efface

Et faict qu'au monde angoisse on ne craint point,

Ne la mort mesme alors qu'elle nous poind.

Ce vray moyen plein de joye féconde.

C'est ferme espoir de la vie seconde , Par Jesuchrist vainqueur et triomphant De ceste mort. Vien donc, petit enfant! Vien voir de terre et de mer le grand tour, Avec le ciel qui se courbe à Tentour.

Vien voir, vien voir mainte belle ornature Que chascun d'eux a receu de nature!

Vien voir ce monde et les peuples et princes Régnans sur luy en diverses provinces, Entre lesquelz est le plus apparent Le roy Françoys, qui te sera parent, Soubz et par qui ont esté esclairciz Tous les beaulx ariz par avant obsrnrciz. 0 siècle d'or le plus fin que Ton treuve. Dont la bonté sous un tel roy s espreuve ! 0 jours heureux à ceulx qui les congnoissent , Et plus heureux ceulx qui aujourd'huy naissent!

Je te dirois encor cent mille choses Qui sont en terre autour du ciel encloses. Belles à l'œil et douces k penser.

Mais j'aurois paour de ta mère offenser. Et que (le ^ voir et d'y penser tu prinses

Page 1