I. Qui t'a induit à vouloir, at
"1, L'édition de Dolet (1538) porte : « Sinon de Dieu, » qui pouvoit prêter à l'équivoque, et fut corrigé dans les éditions postérieures.
Aultre doctrine en moy ne veulx bouter. Ma loy est bonne, et s'il* ne fault doubter Qu'à mon pouvoir ne la prise et exaulce, Veu qu'un payen prise la sienne faulse.* Que quiers-tu donc, ô docteur catholique? Que quiers-tu donc? As-tu aulcune picque Encontre moy? Ou si tu prens saveur- A me trister dessoubz aultruy faveur?'
Je croy que non; mais quelque faulx entendre T'a faict sur moy telle rigueur estendre. Doncques refrains de ton couraige l'ire. Que pleust à Dieu qu'ores tu peusses lire Dedans ce corps de franchise interdict : Le çueur verrois aultre qu'on ne t'a dit!
A tant* me tais, cher seigneur nostre maistre. Te suppliant, à ce coup, amy m'estre.
Et si pour moy à raison tu n'es mis, Fais quelcque chose au moins pour mes amys, En me rendant par une horsboutée * La liberté, laquelle m'as ostée.