‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 295 sur 340 · Luttes, quei'plles · texte numérisé non relu

Luttes, quei'plles

Comment l'auront dedans leur cueur fichée. Quand partout est si froydement preschée ?

A escouter voz prescheurs bien souvent, Charité n'est que donner aux couvent.

Pas ne diront combien Procès diffère* Au vray chrestien , qui de tous se dit frère : Pas ne diront qu'impossible leur semble D'estre chrestien et plaideur tout ensemble. Ainçoys' seront eulx-mesmes à plaider Les plus ardentz. Et à bien regarder, Vous ne valiez de gueire mieulx au monde, Qu'en nostre enfer, où toute horreur abonde.

Doncques , aniy, ne t*esbahys comment Sergents, procès vivent si longuement:

Car bien nourriz sont du laict de la lysse'' Qui nommée est du monde la Malice.* Tousjours les a la loupve entretenuz, Et près du cueur de son ventre tenuz.

Hais si ne veulx-je à ses faictz contredire , Car c'est ma vie. Or plus ne t'en veulx dire. Passe cest huys barré de puissant fer. »

A tant'' se teut le ministre d'enfer, De qui les motz voulun tiers escoutoye.

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