Et pourtant j'en sais sur vous
i6 (liLVRES DE r.LÉMENT MAROT.
Pour faire rire, et pour faire pleifrer. • Mais que vauldroit d'en travailler mes doigts Sur le papier? Mores, Turcz et Médoys Sçavent voz cas; la terre n'est semée.
Sinon du grain de vostre renommée.
Brief, pour escrire, y a bien d'aultres choses Dedans Paris trop longuement encloses.
Tant de broillis, qu'en justice on tolère. Je l'escrirois, mais je crains la colère.* L'oysiveté des prebstres et cagotz, Je la dirois , mais garde les fagotz ! Et des abus, dont l'Église est fourrée. J'en parlerois, mais garde la bourrée ! De tout cela et de vous me tairois, Et en chemin plus beau me retrairois, Quand me viendroit d' escrire le désir.
Je blasmerois Guerre, qui faict gésir Journellement par terre , en grand oultrance, Les vieulx souldars et les jeunes de France.
Ou emplirois la mienne blanche carte * Du bien de Paix, la priant qu'elle parte Du hault du ciel pour venir visiter Princes chrestiens et entre eulx habiter.
Ou dirois loz ' méritoire de ceulx Qui, bien senans, n'ont esprit paresseux A la chercher,* taschans, comme loyaulx. Tirer deçà les deux enfans rovaulx.''
i. Dos jufçcs.