LE DIEU-GARD^ A LA COURT
Vienne la mort quand bon luy semblera, Moins que jamais mon cueur en tremblera , Puis que de Dieu je reçoy ceste grâce De veoir encor de monseigneur * la face.
Ha! mal parlans, ennemys de vertu, Totallement me disiez devestu De ce grand bien. Vostre cueur endurcy Ne coàgneut onc ne pitié , ne mercy ; Pourtant ' avez semblable à vous pensé Le plus doulx roy , qui fut onc ofTensé î C'est luy, c'est luy, France, roy ne sacrée, r/est luy qui veult que mon œil se récrée , Comme souloit,* en vostre doulx regard.
Or je vous voy, France, que Dieu vous gardî Depuis le temps que je ne vous ay veue. Vous me semblez bien amendée et creue.
1. Dieu-gard^ Dieu vous gai'de, un Dieu-gard, nmiiièru de salut.