‹ ŒuvresChapitre 20 sur 56 · A MADAME D'ALENÇON · texte numérisé non relu

A MADAME D'ALENÇON

POUH ESmB COUCHÉ BN SON WHtkt

Princesse au cueur noble et rassis, La fortune que j'ay suivie Par force m'a souvent assis Au froid giron de triste vie ; De m'y seoir encor me convie, Mais je responds (comme fasché) :

« D'estre assis je u'a^ r^'us d'envie ) D n'est que d'estre bien couché, »

Je ne suis point des excessilz Importuns, car j'ay la pepic, Dont suis au vent comme un châssis, Et debout ainsi qu'une espie ; Mais s'une fois en la copie De vostre estât je suis merché, Je criray plus hault qu'une pie ; « n n'est que d'estre bien couché. »

L'un soustient contre cinq ou six Qu'estre accouldé, c'est musardie ; L'autre, qu'il n'est que d'estre assis Pour bien tenir chère hardie ; L'autre di* que c'est mélodie D'un homme debout bien fiché ; Mais quelque chose que l'on die, Il n'est que d'estre bien couché.

ENVOY

Princesse de vertu remplie, Dire puis (comme j'ay touché), Si promesse m'est accomplie :

♦ Il n'est que d'estre bien couché. »

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