CHAPITRE LVI
Comnent estoient Testai If s rcliffleox et rellgleaae» 4t Thcleme.
Les daines, au commencement de la fondation, s'habilloient à leur plaisir et arbitre. Depuis, furent reformées par leur franc Touloiren la façon que s'ensuit : Elles portoient chaus* ses d'escarlate^ ou de migraine S et passoient lesdites chausses le genoul au dessus , par trois doigtz justement. Et ceste li*siere estoit de quelques belles broderies et descoupeures. Les jartieres estoient de la couleur d(^ leurs bracelletz , et oompre* notent le genoul au dessus et dessous. Les souliers, escarpins^ et pantoufles de velours cramoysi rouge ou violet, d^chw quetées à barbe d'escrevisses.
Au dessus de la chemise vestoient la belle vasquine ^, de quelque beau camelot de soye : sus icelle vestoient la yerdugale de tafetas blanc, rouge, tanné VCTÎ^» ^^* Au dessus, la cotte de tafetas d'argent, fait à broderies de un or, et à ragueille, entortillé, ou (selon que bon leur sembloit, et correspondant à la disposition de l'air) de satin, damas, velours; wangé, tanné, verd, cendré, bleu, jaune clair, rouge wamoysi, blanc,
' Ou plutôt de demi-graine. Il y les étoffes de *oïe, vol. Il, p. 460.) avaîl des étoffes teintes en graine, ' Les anciens glossaires donnent
c'est àdire en écarlate provenant de ce mot des explications diffé-
de la cochenille; en demi -graine, rentes. Suivant Nicot, c'est le vête- "
coBkine celles dont il est question ment que les demoiselles mettent
ici, c'est-à-dire où la cocbenille. entre leur cliemise et la cotte, une
n'entrait qu'en moindre quantité; et sorte de jupon. Cotgrave traduit ce
enfiu des étoffes teintes sans graine, mot par pelticoat, jupe. fVoy. Pr. Michel, Recherches sur ^ Couleuf de tan.