Oeuvres compl`etes de Bossuet
itradtrtiooi plo> ou moins Fortes el i" mbreuses. l os Ateiiert ColAo'îfitM ne pouvaient guère échapper à ce
leur utilité, ranlotou a nié leur ex latence ou leur importance; tantôt on a dit qu'ils étaient fertnéa
s il ni lia poursuivent leur carriers députa SI ans, et lea productions qui en sortent
.m de plus en t i et soignées . aussi paraît-Il certain qu'à moins d'événemenla qu'aucune prudence
lui? oir ni empêcher, ces Ateliers ne se fermeront que quand la Bibliothèque du Clergé sera
- :•". Le passé parait un sûr garant de l'avenir, pour ce qu'il j aa espérer ou a
pendant, papm les calomnies auxquelles ils se *"iu trouvés en butte, il en est deux qui ont élé cobU-
ivi'.i)u . i.mi plus capitales, leur effet entralnail plus de conséquences. De petits el ignares
urrenU se sont «loue acharnas, par leur correspondance ou leurs voyageurs, à répéter partout que nos Editions
ont mal corrifj es et mal imprli».^- ^ Ne pouvant attaquer le fond des Ouvrages, qui, pour la plupart, ne sont
nu,- j m rr du l'ail • ^n'connus pour tels dans tous les temps el dans tous les pays , il fallait bien
forme dans ce qu'elle a/de plus sérieux , la correction el l'impression; en effel , les chefs-d'œuvre
lenl qu'une demi-va eur, si le texte en était inexact ou illisible.
.1 que, danaHe principe, on succès inouï dans les fastes de Is Typographie ayant force l'Editeur de
mécaniqu s, .11 n de marcher plus rapidement el de donner les ouvrages s moindre prix, quatre volumes
du doubla Coatrs d'Bcritttre saune si de T néologie furent lires avec la correeliou insuffisante donnée dans les impri-
mei sque tout ce qui s'édite; llesl vrai aussi qu'un certain nombre d'autres volumes, appartenant à diverses
Publications, lurent imprimés on trop noir ou trop blanc. Mali , depuis ces temps éloignés, les mécaniques ont
i. aux i resses à bras, el l'impression qui en sort, sans être du luxe, attendu que le luxe jurerait dans
. s d'une telle nature, est parfaitement convenable 'sous tous les rapports. Quanta la correction , il est
de (ail quelle n'a jamais été | • foin dans aucune édition ancienne ou contemporaine. Et comment en serait-il
autrement , après toutes les peines et toutes les dépenses que nous subissons pour ai river à purger nos épreuves de 1,1. - habitude, en typographie, même dans les meilleures maisons, esi de ne corriger que deux épreuves
el d'en conférer une troisième avec la seconde, sans avoir préparé en rien le manuscrit de l'auteur.
Dans es àletieii Catholiques la différence esi presque incommensurable. Au moyen de correcteurs blanchis sous 1<- harnais et dont le coup d'o il typographique est sans pitié pour les fautes, on commence par préparer la copie d'un bout à l'autre suis en excepter un seul mot. On lit ensuite en première épreuve avec la copie ainsi préparée. On lit en s» de de la même manière, mais en collationnanl avec la première. On fail la même chose en tierce, en collait nnani avec la seconde. On agit de même en quarte, en collationnanl avec la tierce. On renouvelle la même opération en quinte, eu collationnanl avec la quarte, l'es coUalionnements ont pour but de voir si aucune des fautes n au bureau par MM. les correcteurs, sur la marge des épreuves, n'a échappé à MM. les corrigeurs sur le marbre et le métal. Après ces cinq lectures entières contrôlées l'une par l'autre, el en dehors de la préparation ci-dessus mentionnée, vient une révision, c: souvent il en vient deux ou trois; puis l'on cliché. Le clichage opéré, par i pureté du texle se trouvant immobilisée, on fait, avec la copie, une nouvelle lecture d'un bout de réave à l'autre, on se livre à une nouvelle révision , el le tirage n'arrive qu'après ces innombrables précautions.
Aussi va t il à Monlrouge des correcteurs de toutes les nations el en plus grand nombre que dans vingt-cinq imprimeries de Paris réunies ! Aussi encore, la correction y coûle-l-elle autan: que la composition, tandis qu'ailleurs elle ne coûte que le dixième ! Aussi entin, bien que l'assertion puisse paraître téméraire, l'exactitude obtenue par tant de t'r.us et de soins, fait-elle que la plupart des Editions des Ateliers Catholiques laissent bien loin derrière elles celli - même des célèbres Bénédictins Habillon et Moulfaucon et des célèbres^ ésuiles Pelau et Sirmond. Que l'on compare, en effet, n'importe quelles feuilles de leurs éditions avec celles des nôtres qui leur correspondent, en grec comme en lalin, on se convaincra que l'invraisemblable esl une réalité.
D'ailleurs, ces savant* éminenls, plus préoccupés du sens des textes que de la partie typographique et n'étant point correcteurs de profession, lisaient, non ce que por.laient les épreuves, mais ce qui devait s'y trouver, leur liaule intelligence suppléant aux fautes de l'édition. De plus les Bénédictins, comme les Jésuites, opéraient presque toujours sur des manuscrits, cause perpétuelle de la multiplicité des fautes, pendant que les Ateliers Catholiques, dont le propre esl surtout de ressusciter la Tradition, n'opèrent le plus souvent que sur des imprimés.
Le II. P. De Buch, Jésuite Dollandisle de Bruxelles, nous écrivait, il y a quelque temps, n'avoir pu trouver en dix-huit mois d'éludé, une séide faute dans notre Palrologie latine. M. Denzinger, professeur de Théologie à l'Université de Wurzbourg, et M. Heissmann, Vicaire Général de la même ville, nous mandaient, à la date du 19 juillet, >ir pu également surprendre une seule faute, soit dans le latin soit dans le grec de notre double Palrologie. Enfin, le savant 1'. l'ilra, Bénédictin de Solesme, et M. Bonelly, directeur des Annales de philosophie chrétienne, mis au de nous convaincre d'une seule erreur typographique, ont été forcés d'avouer que nous n'avions pas trop présumé de notre parfaite correction. Dans le Clergé se trouvent de bons latinistes et de bons hellénistes, et, ce qu' ■ •si plus rare, des hommes très-positifs et très-pratiques, eb bien ! nous leur promettons une prime de 25 centimes par chaque faute qu'ils découvriront dans n'importe lequel de nos volumes, surtout dans les grecs.
Malgré ce qui précède, l'Editeur des Cours complets, sentant de plus en plus l'importance et même la nécessité d'une correcl'on parfaite pour qu'un ouvrage soit, véritablement utile et estimable, se livre depuis plus, d'un an, et i u de se livrer jusqu'à lalin à une opération long'ie, pénible et coûteuse, savoir, la révision entière cl universelle de ses innombrables clichés. Ainsi chacun de ses volumes, au fur et à mesure qu'il les remet sous presse, esl corrigé mot pour mot d'un bout à l'autre. Quarante hommes y sont ou y seront occupés pendant 10 ans, et une - mine rpii ne saurait être moindre d'un demi million de francs est consacrée à cet important contrôle. De cette manière, les Publications des Ateliers Catholiques, qui déjà se distinguaient entre toutes par la supériorité de leur correction, n'auront de rivales, sous ce rapport, dans aucun temps ni dans aucun pays; car quel est l'éditeur qui
i irait et voudrait se livrer AI'BES COUP à des travaux si gigantesques et d'un prix si exorbitant? Il tant
certes être bien pénétre d'une vocation divine à cet elfet, pour ne reculer ni devant la peine ni devant la dépense, surtout lorsque l'Europe savante proclame que jamais volumes n'ont été édités avec tant d'exactitude que ceux de ia Bibliothèque universelle du. Clergé. Le présent volume est du nombre de ceux révisés, et tous ceux qui le seront à l'avenir porteront cette note, i.n conséquence, pour juger les productions des Ateliers Catholiques sous le rapport de la correction, il ne faudra prendre que ceux qui porteront en tête l'avis ici tracé. Nous ne reconnaissons que cette édition el celles qui suivront sur nos planches de mêlai ainsi corrigées. On croyait autrefois que la stéréotypé immobilisait les fautes, attendu qu'un cliché de métal n'est point élastique; pas du tout, il introduit la perfection, ar on a trouvé le moyen de le corriger jusqu'à extinction de fautes. L'Hébreu a été revu par M. prach, le Grec par des Grecs, le Latin et le Français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.
N'jus avons la consolation de pouvoir finir cet ans par les réflexions suivantes : Enfin, notre exemple a fini par ébranler les grandes publications en Italie, en Allemagne, en Belgique el en France, par les Canons grecs de Home, le Gerdil d» Haples, le Saint Thomas de Parme, VEncgclopédie religieuse de Munich, le recueil des déclarations des rites de Bruxelles, les Botlandisles , \cSuarez et le Spicilége de Paris. Jusqu'ici, on n'avait su réimprimer que des ouvrages de courte haleine. Les in-4°, où s'engloutissent les in-folio, faisaien'. peur, et on n'osait y loucher, par crainte de se noyer dans ces abîmes sans fond et sans rives; mais on a fini par se risquer à nous imiter. Bien plus, sous notre impulsion, d'autres Editeurs se préparent au Bullaire universel, aux Décisions de toutes les Congrégations, à une Biographie el à une Histoire générale, etc., etc. Malheureusement, la plupart des éditions déjà faites ou qui se |. sonl sans autorité, parce qu'elles sont sans exactitude; la correction semble en avoir été faite par des avergles, • qu'on n'en ail pas senti la gravité, soit qu'on ail reculé devant les Irais; mais patience I une reproduction correcte surgira bientôt, ne fût-ce qu'a la lumière des écoles qui se sont faites ou qui se feront encore.
ŒUVRES COMPLÈTES
ÉVÊQUE DE MEAUX