‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 166 sur 458 · A M. DIROIS, DOCTEUR DE SORBONNE · texte numérisé non relu

A M. DIROIS, DOCTEUR DE SORBONNE

Sur l'expédition de ses bulles, les approbateurs et le traducteur de son Exposition, et sur la, prochaine assemblée du clergé de France.

La grande affaire uu consistoire de lundi

(2i0) OmCo in universalem liistoriaw, quam P-Clo pm subdidersutt Balavi lypograpiii

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PART. XIV. LETTRES DIVERSE»

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a absorbé les petites; et il faut, Monsieur, que je me donne patience. Jusuis persuadé que Mgr le cardinal d'Estrées et M. l'ambassadeur feront pour m->i toui ce qui sera possible, tant pour In diminution do la somme que pour .la diligence : ainsi je me repose sur leurs boni» s ei je ne les iinpor tunerai pas par cet ordinaire.

Je prends la liberté de vous adresser seulement ces deux lettres, et pour les mettre entre les mains de son Eminence, et les rendre ensuite ou faire rendre à leur adresse, s'il le juge à propos, Ce sont, comme vous savez, les deux approbateurs de mon livre de VExposition, à qui je dois ce compliment, après la manière bounête dont ils ont agi avec moi. J'ai oui dire qu'ils ne sont pas de nos amis : je les renonce à cet égard. Mais le roi ayant eu la bonté de me permettre d'écrire à qui ie trouverais à propos, et mes lettres étant d'une si petite conséquence, j'ai cru être obligé à ce compliment.

Vous ne sauriez me l'aire un plus grand piaisir que de faire faire un présent honnête à M. l'abbé Nazzari (211). Si vous voulez faire mettre mes armes sur ces pièces d'argenterie dont vous me parlez, je vous en envoie une empreinte. Je vous prie de faire de ma part toutes les honnêtetés possibles à M. l'abbé Nazzari, et do faire mettre la somme que coûteront les pièces d'argenterie avec ceiies do; t je suis redevable à M. de la Fageole, que j'acquitterai à son premier ordre; mais pressez-le, s'il vous plaît, de me l'envoyer

il y a quelque apparence que je pourrai être de l'assemblée. Vous pouvez me mander confidemment vos vues, persuadé que vous saurez considérer ce qui convient à des évoques. De notre part, nous devons entrer dans 1 esprit de la négociation qui est entamée. J'aurai encore le loisir d'apprendre vos sentiments avant qu'on fasse rien de considérable. Je voudrais bien être un quart d'heure avec Mgr le cardinal, et un autre quart d'heure avec vous : nous aurions bientôt posé les principes. Il me parait qu'on ira avec une bonne intention d'avancer ou faciliter l'accommodement ; mais il faut être sur les lieux pour bien juger des moyens. Je suis à vous de tout mon cœur.

A Paris, au mois de septembre 1681.

A M. DE RANCÉ, ABBE DE LA TRAPPE

Sur les obstacles qui s'opposent à son voyage de la Trappe, et la prochaine assemblée du clergé.

Je crains d'être privé, pour cette année, de la consolation que j'espérais. L'assemblée du clergé se va tenir; et non-seulement on veut que j'en sois, mais encore que je fasse le sermon de l'ouverture. Il ne me reste plus qu'un peu d'espérance : je pourrai peut-être échapper douze ou quinze jours, si ce serait) Il avait traduit l'Exposition en iulie».

mon se remet, comme on le dit, au mois de novembre. Quoi qu'il en soit, Monsieur, si je ne puis aller prier avec vous, priez du moins pour moi : l'affaire est importante et digne de vus soins. Vous savez ce que c'est que les assemblées du clergé, et quel esprit y domine ordinairement. Je vois certain .s dispositions qui me font un peu espérer de celle-ci; mais je n'ose me fier à mes espérances; et, en vérité, elles ne sont pas san§ beaucoup de crainte. Je prie Dieu que je puisse trouver le temps de vous aller voir : j'en aurais une joie inexplicable. Je suis trèsparfailement a vous.

A Fontainebleau, au mois do septembre

BREVE INNOCESTH XI AD EriSCOPUM CONDO- MESSEM

Benigna cum liberalitate, maximaque Conaouiensis existitnatione, jura quœ pro expeditione Ecclesiœ Mcldensis exsolvcre debuisset ipsi condonata fuisse déclarât.

Innocentius XI Papa.

Venerabilis Fraler, salutem et aposto icam benedictiouem. Animo sane perlibenti remisimus fraternitali tuas jura quœ pro expéditions Ecclesiœ Meidensis, ad quam promovendus es, exsolvere debuisses. Prœlara enim ingenii tui monumenta, ingenliaque mérita, quœ in excolenda prœslaniissimis artibus ac disciplinis lectissimi principes Ludovici Galliœ Delphini eximia indole , apud Christianam rempublicam tibi comparasli, prorsus id a nobis reposcere videbantur; cum prœsertim speremus le, pro perspeila pietate ac virlute tua, eamdem Eeclesiam magno cum animarum fruclu adminislralurum.

Quod ad nos altinef, quidquid ab bac sancla Sede ad pastorales conatus tuos juvand s provehendosque prolicisci unquam polerit, pfœstituri liberaliter sumus fraternitali tua», cui apostolicam benedictionetn benevolentia? noslrœ testent peramanter impertimur. Daturâ Romœ, apud Sanelam Maria m Majorent, subannulo Piscatoris,die2i Septembres 1(581, pontilicatus nostri aimO sexto.

Marils Spinula.

EPÎSTOLA LXXXVÏI.

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