LES SÉMINAIRES
On ne reconnaît plus le séminaire du Roi depuis la mort du sieur d'Espalunghe, docteur de Sorbonne, qui en était président : il est absolument déchu depuis que le sieur Delcourl lui a succédé. Ce président esl presque toujours absent de son séminaire, et, loisqu'il y est, il s'y applique très-peu : de là vient le désordre dans le temporel et dans la discipline des mœurs : aussi le nombre d'ecclésiastiques dont le séminaire était autrefois rempli esiil très-considérablement diminué. Depuis huit ai^ que le sieur Delcourl esl président, il n'a rend i aucuns comptes. Le sieur de la Verdure, proviseur de ce séminaire, n'est pas à la vérité en étal de les entendre; mais il est facile de Commettre quelqu'un qui les entende à son défaut, et cela est absolument nécessaire.
Le séminaire de la Molle avait été employé a usage de casernes, conue le consentement de l'université : on veut encore le destiner à usage dé manufacture. L'université fait tous ses efforts pour l'empêcher, parce qu'elle voit avec peine perdre un de ses plus beaux séminaires, et dans lequel on | entretenir sans peine vingt boursiers et nu président. La contestation entre l'université et rentrepreneur de la nouvelle manufacture était par-devaiit 31. Amcloi, conseiller d'Etat, avant la nomiitaiio i des commissaires ; et si cette affaire, qui regard l'université, revenait à leur bureau, ils pourraient la juger avec tomes les autres.