‹ Œuvres compl`etes (volume 3)Chapitre 86 sur 154 · XXXII · texte numérisé non relu

XXXII

A MADAME LA DUCHESSE STROZZI

Il recommande l'abbé Aiidréuzzi.

Du couvent de Saint-Uonaventure , ie \eT mai 1710.

Frère Léonard , avant de partir, se permet de venir déranger madame la Duchesse, pour lui dire que lors de la dernière visite qu'il lui a faite , il a oublié de la prier de vouloir bien s'intéresser à l'abbé Andréuzzi , qui a tant travaillé en faveur du mystère de l'Immaculée Conception de la très-sainte Vierge. Il s'agirait de le recommander , aussitôt que le nouveau pape sera élu , a monseigneur le Cardinal , votre frère , afin qu'il puisse obtenir une faveur qu'il désire du Souverain Pontife ; le père Antoine expliquera mieux la chose de vive voix. Cet abbé est vraiment un sujet très-méritant et par consé-

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quent bien digne de récompense. Si Votre Excellence se met en peine de lui être utile, elle en aura beaucoup de mérite 3uprès de Dieu.

Frère Léonard ne manquera pas, Madame, de vous recommander assidûment au Seigneur , pour qu'il vous tienne toujours unie a lui , et vous donne la grâce et la force de pratiquer la vertu a un degré héroïque : il ne faut pas se contenter de peu , mais aspirer à de grandes choses pour l'amour de Dieu.

Veuillez, Madame . saluer de ma part la princesse de Piombino , que je n'ai pu voir a cause de mes nombreuses occupations. Faites a deux à qui aimera le plus le bon Dieu. Vive Jésus !

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