SUPPLIQUE A MARIE
ou nÉsOLUTIONS PRISF.S PAR LE B. LÉONARD, EN SON NOM ET AU NOM DE SES CONFRÈRES, LORSQU'iL ÉTAIT GARDIEN DU COUVENT DE FLORENCE.
Auguste Reine,
Les religieux du couvent de Retraite de la province des Récollets de Toscane vous ont choisie jadis pour leur mère ; aujourd'hui, humblement prosternés devant le trône de votre Majesté, ils prennent la confiance filiale de vous exposer, dans la simplicité de leur coeur, qu'animés d'un vif désir d'accroître de plus en plus votre gloire, ils ne peuvent atteindre pleinement leur but s'ils ne s'appliquent à inventer des moyens d'un nouveau genre pour honorer dignement la principale de toutes vos prérogatives, savoir, votre très-pure, très-sainte et Immaculée Conception, afin de vous procurer par l'aune nouvelle gloire et d'accroître de plus en plus la joie de votre aimable Cœur. Or, sachant qu'un cœur épris de la vertu est tout ce qu'ils peuvent offrir de plus agréable à Votre Majesté, voici qu'en retour des grâces qu'ils désirent, et qu'ils attendent de cette bienveillance avec laquelle vous vous montrez toujours si disposée a combler de bienfaits vos dévoués ser-
* Cette pièce, dans l'édition italienne, se trouve parmi les lettres du Bienheureux. Nous avons jugé bon de la placer ici, d'abord parce qu'elle ne fait point parti'- de sa correspondance, et ensuite |jarce qu'elle a une analogie frappante avec les Hésolulions rjui précèdent et dont elle est, pour ainsi dire, le complément.